Dans les coulisses de la Révolution tranquille, mémoires du fondateur de l’École nationale d’administration publique (ENAP), Roland Parenteau, Fondation littéraire Fleur de Lys

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Dans les coulisses de la Révolution tranquille
Mémoires du fondateur de l’École nationale d’administration publique (ENAP)
ROLAND PARENTEAU
1921 – 2015
Fondation littéraire Fleur de Lys
Laval, Québec, 2008, 416 pages, illustrées.
ISBN 978-2-89612-258-5
Édition papier : 24.95$
Édition numérique : gratuit (PDF)

PRÉSENTATION

Chez moi, à huit heures du matin, le téléphone sonne : « M. Parenteau, c’est Jean Lesage qui parle. Est-ce que vous seriez intéressé à devenir membre du Conseil d’orientation économique que nous venons de réformer? Nous aurions besoin d’un bon économiste. »

Voilà comment Roland Parenteau raconte le début de sa collaboration avec le gouvernement du Québec en 1960. Professeur à l’École des hautes études commerciales, et largement impliqué en éducation populaire, il était heureux de collaborer avec l’ « équipe du tonnerre » qui voulait réaliser le slogan « Maîtres chez nous ! ». En 1964, il devint directeur de ce Conseil relevant du premier ministre, ce conseil qui recommanda la création de la Société générale de financement (SGF) et appuya la nationalisation de l’électricité.

En 1969, Roland Parenteau fut chargé par le gouvernement de créer L’École nationale d’administration publique (ÉNAP) pour donner une formation universitaire en gestion publique aux fonctionnaires en place avant qu’ils n’accèdent à des postes de commande. Après plusieurs années comme directeur, Roland Parenteau revint à l’enseignement au campus de Montréal de cette même institution, aussi bien qu’à l’École des hautes études commerciales.

En plus de ces activités, Roland Parenteau raconte ses souvenirs de jeunesse, son choix de carrière, surprenant pour l’époque, les restrictions de l’après-guerre lors des études en France, son enseignement universitaire et son extraordinaire implication en éducation populaire. Il nous parle de ses missions à l’étranger, de ses voyages et de sa famille.

Gérard Parizeau décrivit le caractère de Roland Parenteau en le présentant en 1964 à la Société royale du Canada : « C’est un calme qui a des audaces intellectuelles, un sage qui a des idées personnelles, un homme qui veut certaines choses pour le bien commun et qui les réalisera en comptant avec le temps ». Cette prophétie s’est bien réalisée.

AU SUJET DE L’AUTEUR

Roland Parenteau 1921 – 2015

ROLAND PARENTEAU fut le fondateur et premier directeur de l’École nationale d’administration publique où plusieurs hauts fonctionnaires du Québec ont complété leur formation en gestion des affaires publiques.

Roland Parenteau est né à Montréal, en 1921, dans une famille modeste du quartier maintenant appelé Petite Patrie. Il était le deuxième d’une série de quatre garçons, plus tard suivie de deux filles. Roland fit son cours classique à l’Externat Saint-Sulpice, maintenant Collège André-Grasset.

Venu le temps de choisir une voie universitaire, la plupart des finissants du cours classique à cette époque devenaient prêtres, médecins, avocats ou notaires, ou encore ingénieurs. Intéressé au développement économique du Québec et même s’il ne savait pas encore comment il y contribuerait, Roland se dirigea vers l’École des hautes Études Commerciales. Il s’intéressa particulièrement à la science économique et fut engagé comme professeur dès la fin de ses études à l’Université de Montréal en 1945. Il était cependant entendu qu’il allait devoir se spécialiser en France dès que les difficultés de l’après-guerre rendraient les choses plus faciles.

Peu après son mariage à Jeanne d’Arc Julien en 1947, il se rendit à Paris avec son épouse pour une spécialisation de deux ans. Malgré les rationnements de toute sorte, leur séjour fut « difficile mais exaltant » selon les mots de Roland, ponctué d’excursions touristiques effectuées dans la plus grande économie. Danielle, leur premier enfant, est née à Paris, en mai 1948.

De retour à Montréal en 1949, Roland Parenteau contribua à développer l’enseignement de la « science économique » à son alma mater, l’École des Hautes Études Commerciales, sous la direction de François-Albert Angers. Les années ’50 étaient un temps de grande ébullition dans la société canadienne-française, comme on disait à l’époque. Les intellectuels voulaient secouer le carcan du gouvernement Duplessis, « caractérisé par un régime ultra-conservateur, anti-syndical et corrompu » selon les mots même de Roland Parenteau, et faire accéder le Québec à une société plus ouverte et plus moderne. Soucieux de partager ses connaissances et ses réflexions sur le développement économique, non seulement avec les universitaires mais avec la population générale, Roland fit d’innombrables exposés et conférences pour des syndicats, des associations patronales, des sociétés, des clubs sociaux, des institutions de toutes sortes. Sans parti pris politique, il cherchait à contribuer à l’éveil de toutes les couches de la société pour un meilleur contrôle des ressources naturelles et des décisions économiques. Il participa à de nombreuses initiatives d’éducation populaire à la radio et la télévision de Radio-Canada. Il fut fréquemment invité au célèbre « Point de mire » animé par René Lévesque alors que ce dernier était encore journaliste. Il publia aussi de nombreux articles, fut rédacteur de la revue L’actualité économique et collabora à Cité libre.

En 1960, quand le gouvernement libéral prit le pouvoir au Québec avec le slogan « Maîtres chez nous », le premier ministre Jean Lesage fit appel à Roland Parenteau pour animer le Conseil d’orientation économique du Québec, qui par la suite recommanda la création de la Société générale de financement (SGF) et appuya la nationalisation de l’électricité. Roland Parenteau fut nommé directeur du Conseil en 1964 et déménagea à Québec. Il conseilla le premier ministre lors de la création de la Caisse de dépôt et de placement. Durant la dernière partie de cette décade, il travailla à un projet d’Office du plan, organisme de planification coordonnée pour l’ensemble des actions gouvernementales, en collaboration avec les secteurs décisifs de la société mais le projet ne prit jamais l’envol souhaité, faute de volonté politique et compétition entre les divers ministères.

En 1969, Roland Parenteau fut chargé par le gouvernement de créer L’École nationale d’administration publique (ÉNAP) pour donner une formation universitaire en gestion publique aux fonctionnaires en place avant qu’ils n’accèdent à des postes de commande. Il en fut enchanté car ce sujet l’intéressait depuis un bon moment et parce que l’enseignement l’a toujours passionné. Ses contacts avec les fonctionnaires pendant ses années au gouvernement lui donnaient une bonne idée des besoins de formation et il put donner l’orientation désirée au programme, en collaboration avec le directeur des études, André Gélinas. Le programme fut axé sur la multidisciplinarité et sur la solution des problèmes concrets rencontrés dans les divers ministères. Durant les années ’70, les collaborations aux médias se firent moins fréquentes, mais les contributions aux colloques, congrès, conseils d’administration, revues et livres s’accentuèrent. Pendant ces années de création et de direction de l’ÉNAP, la famille était installée à Québec, sauf Danielle qui avait un emploi à Montréal et Michel, engagé à l’Arche en France. Claude et Jean-Luc firent leurs études supérieures à Québec et se fixèrent dans la région par la suite. C’est aussi durant ces années que commencèrent les délégations et missions internationales, parrainées par l’Agence canadienne d’action internationale (ACDI).

En 1978, Roland Parenteau accepte une invitation pressante de l’École des Hautes Études Commerciales (HÉC) de l’Université de Montréal, où il avait commencé sa carrière. Il s’agissait d’un poste de professeur à plein temps, assorti d’une mission d’enseignement au Département de perfectionnement en gestion des entreprises en Algérie, qu’il connaissait déjà. Cette mission fut suivie de plusieurs autres missions d’évaluation en Afrique francophone et d’une au Brésil. Retour à Montréal de la famille qui ne comptait plus comme jeunes que Dominique et Éric. Jusqu’en 1985, année où il prit sa retraite définitive des HÉC, Roland développa l’enseignement du management public, la recherche et les publications dans le même domaine, dans cette institution préalablement surtout consacrée à la gestion privée. Un événement marquant de cette période fut un colloque réunissant les gestionnaires d’importantes sociétés gouvernementales, incluant l’Office de radiodiffusion du Québec, Air Canada, la Société générale de financement (SGF) la Société des alcools du Québec, et plusieurs autres.

En 1984, Roland Parenteau enseigne à la fois à l’École des Hautes Études Commerciales, où il passe au régime mi-temps, et à l’École nationale d’administration publique, où il revient, mais cette fois à l’établissement de Montréal. En 1986, il est nommé directeur adjoint de l’ÉNAP. Quand le directeur quitte un an plus tard, Roland doit assurer l’intérim, lequel se prolonge plus qu’il n‘aurait désiré. Comme il le dit lui-même, c’est l’enseignement et la communication sous toutes les facettes qui le passionnent, plutôt que l’administration. Au cours de ses dernières années à l’ÉNAP, il a coordonné les travaux d’une vingtaine d’auteurs pour aboutir à un imposant volume de 640 pages en 27 chapitres sur le management public.

Roland Parenteau fut membre de la Société royale du Canada à partir de 1964. Il fut invité en 1990 à recevoir l’Ordre du Canada mais refusa à cause de la confusion et de l’incertitude générées par les événements de Meech. Il fut reçu Officier de l’Ordre national du Québec en 1994.

A propos du caractère de Roland Parenteau, M. Gérard Parizeau disait en le présentant à la Société royale du Canada : « C’est un calme qui a des audaces intellectuelles, un sage qui a des idées personnelles, un homme qui veut certaines choses pour le bien commun et qui les réalisera en comptant avec le temps. Ces choses, il les étudiera d’abord avec soin, puis il les couchera sur le papier dans un style clair, précis, pas du tout fleuri, mais direct. Il les mettra à la disposition de ceux qui prennent les décisions, après les avoir exposées sans autre intervention personnelle que la précision de sa pensée. »

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