Fitz Bowling’s Hollywood, nouvelle, Jean-Luc Flines

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DONNÉES AU CATALOGUE

Fitz Bowling’s Hollywood
JEN-LUC FLINES
Nouvelle,
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Montréal, 2008, 70 pages.
ISBN 978-2-89612-247-9

PRÉSENTATION

Los Angeles 1933. David Vernsky, assistant de Charlie Chaplin à Hollywood entreprend la rédaction d’un journal personnel durant le tournage des « Temps Modernes ». Il évoque le parcours de son ami Fitz Bowling auquel son propre destin est lié. Fitz est un acteur formidable mais dont la vie et le travail sont pourris par une maladie incurable pour l’époque et directement liée à la consommation excessive de glucose dont il abuse pour surmonter son stress et les déboires de sa vie sentimentale. Issu du théâtre Wessley d’un quartier de New York, Bowling sera découvert par le metteur en scène de « City Lights » et bombardé à Hollywood où son existence sera un véritable calvaire dans l’univers exigeant des Studios Chaplin. Soutenu moralement par David, son ami de toujours, il essayera de s’imposer comme acteur du muet.

 

EXTRAIT

Est-ce que quelqu’un qui a ingurgité cinq bâtons de chocolat, une dizaine de nougats et autres sucreries sur un après-midi peut, le soir, jouer dans une pièce de Shakespeare !?

C’est une question existentielle que Fitz Bowling se pose tous les matins avant de se rendre au théâtre Wessley situé non loin de la confiserie Adam’s and sun, au coin de la 7ème et de la 15ème avenue. Avant d’entrer dans sa loge, il ne manque jamais d’acheter des nougats, du pop corn, de délicieux bâtons d’anis ou de croustillantes barres au tendre caramel fourrées de noisettes et enrobées de chocolat au lait !

De l’humour… !? Il faut vraiment avoir un drôle de sens de l’humour et un esprit indéfinissable pour se poser de telles inepties. Et pourtant Fitz, mon ami Fitz se gonfle la tête : « Dévorés des sucreries ou se concentrer avant d’entrer en scène ! Certains acteurs boivent un ou plusieurs verres de whisky avant de se lancer au devant de la scène ! Fitz, lui, il mâchonne, il croque, il s’enfile des friandises en fermant les yeux, absolument ravi par la douceur de ses gâteries quotidiennes !

Quand on joue Othello depuis six mois et qu’Ophélie vous repousse parce que vous avez les mains collantes lorsque vous lui serrez les siennes, c’est humiliant et à vomir ! Mais sa gourmandise est à ce prix !

Ce soir c’est un comble ! Fitz ne jouera pas ! Sa femme va accoucher de son septième garçon et il commence à se sentir sérieusement décalé par rapport à sa vie artistique. Il étudie ses textes en donnant le biberon au sixième qui n’a que trois semaines ! On se demande d’ailleurs comment c’est possible que sa femme Alexina soit sur le point d’accoucher du suivant qui ne sera, sans doute pas le dernier !

A mon avis, je ne vois pas du tout ce que l’histoire du septième enfant vient faire dans cette affaire ! Il n’y aura pas de septième enfant ! C’est pour le faire marcher et le ballonnement c’est de l’aérophagie ! J’en suis certain ! Il faudra que j’en souffle un mot à Fitz !

Fitz est spécial, sans aucun doute, mais elle, elle lui a menti, Alexina, histoire de l’obliger à s’occuper d’elle et de ses moutards !

Oui mais, alors qui va jouer Othello ce soir ? Notez bien que Fitz préfèrerait cent fois rester à la maison pour s’occuper de sa femme !

Oui, mais bon il faut quand même bien penser qu’un artiste, aussi doué que lui, a autre chose à faire de plus épanouissant que de s’occuper d’une marmaille dont il n’est même pas sûr que la moitié soit de lui !

N’empêche que le Wessley Theater est un trou minable et que dans cette épave il s’épuise, il gaspille son talent avec une Norma bien qui ne ressemble pas plus à Ophélie qu’à……mais bon ! Restons poli, car Fitz n’approuverait pas mon jugement !

Il la trouve jolie sa Norma ! Pas belle, non…jolie !….mouais !… mais assez imbue d’elle-même et avec ça qu’elle vous lance la troisième personne du singulier quand elle parle d’elle : « Norma, elle a failli attendre son petit Fitz, l’autre soir… ! Faudrait qu’ça change ou, si ça se trouve, Norma elle va se coltiner un autre Othello plus génial et moins collant ! » ou bien « Alors boule de Bowling, Norma, elle va pouvoir jouer sans qu’elle glisse sur une flaque de nougat mou d’son pouilleux d’Othello et se prendre son cadavre exquis dans les quilles ! …elle préfèrerait Rudolph Valentino, tu sais mon p’tit ramier des combles ! »

Là je ne crois pas que ça tienne la route ce qu’elle vient de dire la Norma, la blonde platinée ! Parce que Valentino il n’serait pas tellement pour ! Dans le sens où c’est Norma qui le chercherait et pas le contraire ! C’est vrai que Rudolph Valentino en Othello ça doit coincer quelque part ! …c’est bien pour ça qu’elle n’y songe pas trop non plus ! Mais quand elle dit ça c’est pour se moquer de son partenaire ! Dans le fond elle l’aime bien, sa palombe des îles Gogo !…

Pour vous le situer, l’ami Fitz : prenez un tiers de Fatty Arbuckle, avec sa tête ronde surmontée d’une casquette, un tiers de Graucho Marx lorsqu’il est au sommet de sa loufoquerie et un tiers de Harold Loyd, un jour de névrose impsychanalisable et vous aurez le portrait le plus saisissant de mon ami d’enfance Fitz Bowling ! D’après les photos que j’ai pu découvrir dans sa loge personnelle, ce fut d’abord un gros bébé qui devint un enfant assez corpulent. D’après ses tantes qui l’ont élevé dans le Queens, après la mort de ses parents dans un accident de train en Pennsylvanie, il marcha dès l’âge de dix mois et commença à s’exprimer correctement peu avant son deuxième anniversaire. A l’école il était d’un très beau niveau et à douze ans il avait pris l’habitude de répondre à son professeur d’Anglais en faisant rimer spontanément ses phrases. Il récitait ses leçons avec aisance ! Il quitta le City College lorsqu’il eut seize ans pour s’inscrire dans un cours de théâtre où il joua des personnages qui lui ressemblaient et c’est à ce moment-là qu’il a commencé à flirter avec les embrouilles. Alicia et Carmela, ses deux tantes étaient serveuses à Algonquin Hotel, au 59, West de la 44e rue, authentique écrin de l’Amérique lettrée où les esprits inspirés se réunissaient pour rire entre eux et refaire le monde ! Il passait des soirées entières dans la lumière tamisée et l’atmosphère feutrée, où l’on parlait bas sous les moulures du plafond, les abat- jour, les lambris de bois foncé, les larges fauteuils et divans en cuir, côtoyant les velours des sièges à larges dos du lobby. Fitz y avait rencontré, bien avant Norma et Alexina, la femme la plus spirituelle d’Amérique : Dorothy Parker. On la surnommait « The Wit » (l’esprit) et se joignait aux écrivains de la célèbre table ronde de l’hôtel. Elle menait une vie tumultueuse au cœur du New York des nantis et des snobs. Une mondaine misanthrope à la plume acerbe ! Avec son ironie destructrice et son sens de l’humour corrosif, elle surprenait ses contemporains avec toute la barbarie qu’on lui connaissait.

Elle buvait, éclusait pas mal et l’effet de l’alcool produisait chez elle un désenchantement maladif. Elle tournait sans cesse en rond au Blue bar ou dans l’Oak Room !

Cela amusait Fitz qui trouvait son jeu de scène plutôt cocasse et osé ! Ses tantes, durant leur service, jetaient de temps en temps un regard discret sur leur neveu qui côtoyait, sans le savoir, le pas encore trop célèbre William Faulkner venu fraîchement de sa Nouvelle-Orléans natale où il n’était encore que journaliste. Il sirotait des cocktails colorés dans des verres de formes bizarres. Dorothy avait remarqué le jeune Fitz qui vidait les fonds de verre de Faulkner, ce qui l’avait quelque peu rendu léger et béatement souriant comme s’il voyait un ange adorable. Elle se pavanait devant lui en le fixant dans les yeux avec son bibi à plumes et son renard sur l’épaule. Elle resta longtemps immobile interrompant son balancement séducteur. Lui, il souriait de plus belle tenant à peine assis sur les fauteuils de velours aspergés de Curaçao bleu. Elle plongea au fond de son regard aux paupières déjà lourdes, lui jeta à la figure un « Plus je vois des hommes et plus j’aime mon chien ! ». Fitz élargissait encore son léger mouvement de la bouche et ne saisit pas très bien le sens de ce sarcasme qui lui était directement destiné.

Il ne savait quoi dire et lui posa une question incongrue : « Appréciez-vous le goût exquis de la salade que mes tantes Alicia et Carmela préparent avec amour pour nourrir votre petite gueule d’amour !? »

− Écoute, gamin ! Lui répondit-elle en décollant son visage du sien, si tu me fais un cours sur les légumineuses de tes deux bourgeoises guindées tu vas te prendre une bonne claque dans ton minois de petit lardon ! Que ça te plaise ou pas, c’est pareil ! T’as compris !?

− Oh ! m’dame vous êtes pathétique et férocement drôle ! Je vous aime déjà b…

Et il n’acheva pas. Il avait désespérément glissé sous la table complètement désarticulé et définitivement inconscient pour le reste de la soirée. Dans son extravagance, Dorothy tourna les talons et retourna, au bord de la crise de nerf, retrouver les élites du tout New York autour de la table du Blue bar !

On ne revit jamais plus Fritz Bowling à l’Algonquin ! Ses tantes non plus, d’ailleurs ! Elles furent virées dès le lendemain matin ! Le scandale de leur neveu, certes provoqué par miss Parker, avait désormais brisé la vie d’Alicia et de Carmela qui décidèrent qu’il était temps pour Fitz de quitter le nid, jusque là douillet et sécurisant, pour une vie autonome. Il devait enfin assumer à lui tout seul sa carrière de comédien et supporter pleinement la responsabilité de ses frasques et ses écarts de comportement ! Quant aux deux sœurs célibataires, inconsolables de la disparition du petit Fitz, elles végétèrent de cafés en bistros, de restos minables en tavernes glauques et finirent quelques années plus tard dans un asile psychiatrique, curieusement atteintes ensemble de la maladie d’Alzheimer.

Ce sevrage brutal bouleversa complètement la vie du jeune comédien qui chercha en Alexina plus une mère qu’une femme. Il lui fit quand même quelques enfants. Il l’avait connue comme serveuse au bar du théâtre où elle l’attendait jusque très tard dans la nuit, après le spectacle. Elle-même était une suffragette qui militait dans les rues de New York et considérait toute œuvre littéraire comme une affaire de snobisme. Alors du théâtre, elle n’en n’avait rien à cirer. Elle travaillait, au bar du Wessley, certes, mais elle aurait bien pu vendre des sodas dans une petite échoppe de bois à l’entrée de Central Park.

Alexina Roverside faisait partie du « Pot Belly Free Club ». Elle luttait avec passion contre tout le folklore intello qui tournait autour du thé et de la littérature !

Elle avait un jour rencontré, lors d’une présentation d’auteur au club, la fameuse Elsa Brady qui devait les entretenir à propos de son dernier ouvrage « Les roulettes de la mort »

Alors que tout le monde s’accordait pour dire qu’il fallait avoir tout lu d’elle, Alexina avoua ne connaître absolument rien de cet auteur ! Dès son arrivée, elle ironisa sur le microcosme pseudo érudit de ses amies qui polluait le monde puant de l’art et de la culture en général. La suffragette militante tourna en ridicule toutes ses compagnes du « Pot Belly Free Club » en décapant le vernis de leur culture de surface. Elle était régalante, et sur les planches du Wessley elle aurait fait un tabac dans un numéro dans lequel elle invectivait ses congénères en leur reprochant ouvertement et avec véhémence de faire partie d’une société de femmes, se prétendant culturellement supérieure, alors que celles-ci avaient du mal à dissimuler leur ignorance. Sans grande psychologie elle ruait sans avoir peur du ridicule. Elle fut exclue du club, car elle était devenue carnivore pour les gens sans personnalité qui essayaient de s’en donner une par le snobisme intellectuel ultra développé. Alexina, au bout de sa révolte, en avait marre de se battre comme une indomptable chasseresse trucidant l’érudition affectée à coup de calicots ! Elle s’était rangée, avait fait quelques enfants à Fitz et devenait de plus en plus insipide et inodore ! Son grand artiste de Fitz qui ne se prenait pas trop au sérieux l’amusait tout simplement !

Elle passait des heures à le réconforter et à le consoler dans sa loge ! Son anxiété, l’angoisse du trou de mémoire le ravageait. Elle se traduisait par un sentiment d’inquiétude et de désarroi profond. Ce sentiment commençait à altérer sa pensée et faisait souffrir son entourage à commencer par la mère de ses enfants.

Son stress s’était développé au détriment de son talent. Ce qui l’avait obligé à ingurgiter des sucreries pour atténuer ses troubles psychiques. A 21 ans, il était devenu boulimique vomisseur. Dès lors, sa vie était rythmée par des intrusions incessantes dans les confiseries. Chaque matin, il se promettait d’arrêter, et l’après- midi, il recommençait jusqu’au moment où il devait rentrer en scène. Une fois sur le plateau, il était le plus à l’aise des hommes, plus rien ne paraissait de son angoisse du trou de mémoire !

Moi, son ami, je ne savais plus comment faire. C’était comme si quelqu’un lui soufflait des noms de gâteaux ou de friandises à l’oreille et il n’arrivait pas à l’ignorer.

J’aimerais tellement revenir à l’époque où il ne pensait à la nourriture juste lorsqu’il fallait passer à table. Il ne savait même pas s’il le pourrait encore un jour. Il se goinfrait si fort qu’il avait l’impression que son ventre gonflait sans cesse au bord de l’explosion.

Fritz ne comprenait pas réellement les causes de ces envies, de ces véritables rages de sucres et ignorait totalement le moyen de les contrôler. Il était moins attiré par leur bon goût que parce qu’el-les lui permettaient de se sentir bien. La quantité de glucides absorbée améliorait son humeur liée à la sa sérotonine ainsi produite dans le cerveau. Donc le soir, au moment de la représentation, il planait littéralement, saturé de cette hormone qui l’aidait à la fois à se calmer et à atténuer le sentiment de dépression.

Oui, je suis le pote de Fitz !….et j’vous jure ! Fois de David Vernsky, ce gars-là, il a intérêt à être connu…et pas seulement sur les affiches miteuses du Wessley Theater ! Ni pour ses caprices glucidiques.

Je lui ai déjà dit : « Toi, Fitz, tu as la carrure pour tenir quatre ans à Broadway dans une comédie musical du genre « Tip top » ou « Goodtimes » de Charles Dillingham

Oh oui ! Je le vois bien dans les Ziegfeld Follies ! Il serait GE-NIAL ! ! !

La Norma elle dirait seulement qu’il est tout juste bon à jouer le vieux cheval du général Custer ! Elle ne peut pas supporter qu’un homme lui vole le haut de l’affiche. Elle est une vraie teigne dans ces cas- là … !

 

—-

AU SUJET DE L’AUTEUR

Jean-Luc Flines

p.jean_luc_flines.02Jean-Luc Flines est un auteur dont l’inspiration est à la fois classique et surréaliste, à la frontière de l’absurde. Il écrit également des nouvelles et des romans. L’écriture est une de ses raisons de vivre et son imagination, l’âme de ses histoires. J-L Flines écrit notamment des textes sur le thème du fantastique, des chroniques imaginaires à propos de l’Amérique des années 1910-1960 et des récits dans lesquels l’art occupe une place essentielle. Il est également aquarelliste et illustre régulièrement ses propres textes. Enseignant de formation, il s’occupe d’un atelier d’écriture théâtrale pour des jeunes âgés de 10 à 12 ans. Il a régulièrement participé à des stages de mise en scène et d’acteur au sein du Théâtre National de la Communauté Française de Belgique avec notamment Bernard De Coster et l’auteur Bernard da Costa pour l’écriture dramatique. Il réalise régulièrement des films de courts-métrages pour présenter ses oeuvres picturales. Ses aquarelles ont été exposées à Bruxelles, Charleroi, Paris, Marseille, Nîmes, Arles, Avignon,Sion, Francfort, Tokyo.

DU MÊME AUTEUR

Ouvrage publié à la Fondation littéraire Fleur de Ly

  • FITZ BOWILING’S HOLLYWOOD
  • BLUE TRAIN CONNECTION

Ouvrages écrits et publiés sur Alexandrie Online et sur In Libro Veritas

  • La chaisière du Luxembourg (Nouvelle/Fantastique)
  • Le canal du destin (Nouvelle/Fiction)
  • Kurt et les voiliers maudits (Nouvelle/Angoisse)
  • L’odyssée talentueuse de David Hoffman Opus 1 (Roman/Fantastique)
  • L’odyssée talentueuse de David Hoffman Opus 2 (Roman/Fantastique)
  • Cyrano et Juliette (Théâtre)
  • Kids’Bronx (Nouvelle/Policier)
  • Métamorphénoména (Nouvelle/Fantastique)
  • Haru Asakaïdo (Nouvelle/Fiction)
  • Le coup du nombril (théâtre)

COMMUNIQUER AVEC L’AUTEUR

Jean-Luc Flines se fera un plaisir de lire et de répondre personnellement à vos courriels.

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