J’aime penser, essai de gouvernance personnelle, Serge-André Guay

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DONNÉES AU CATALOGUE

J’aime penser
Comment prendre plaisir à penser dans un monde où tout un chacun se donne raison
SERGE-ANDRÉ GUAY
Essai et témoignage de gouvernance personnelle,
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Laval, 2009, 500 pages.
ISBN 2-89612-016-5 / 978-2-89612-016-1

 

PRÉSENTATION

La lumière entre par les failles

«J’avais seize ans lorsqu’on m’a dit : “Les gens qui se donnent toujours raison vivent dans un système sans faille. Or, c’est par les failles que la lumière entre.” L’affirmation ne tomba pas dans l’oreille d’un sourd; elle m’allait comme un gant et je la répète depuis à qui veut bien l’entendre.

Voilà donc comment il faut voir les idées et les opinions des autres qui nous contredisent : comme des failles qui éclairent nos pensées et, possiblement, qui en révèlent les faiblesses. À partir de ce jour, je n’ai cessé de rechercher des idées meilleures que les miennes et, si possible, de les rendre encore meilleures. Quel plaisir j’ai à penser en exposant ainsi mon esprit aux idées de l’autre pour voir comment il va réagir, comment il va digérer et conclure.»

Serge-André Guay

La nouvelle édition 2009

Après la nouvelle édition de 2007, voici celle de 2009 avec une toute nouvelle couverture, une mise en page plus aérée et une nouvelle annexe intitulée «Mon expérience des styles interpersonnels».

TABLE DES MATIÈRES

Avant-propos

Introduction

Itinéraire

La pensée certaine

La pensée profonde

La pensée universelle

La pensée joyeuse

La pensée heureuse

La pensée malheureuse

La pensée empathique

La pensée différente

La pensée solitaire

La pensée initiatique

La pensée divine

L’arrière-pensée

Notes

Au sujet de l’auteur

Du même auteur

Communiquer avec l’auteur

INDEX DES POÈMES

L’Homme de course

Tant d’années sur ses épaules

Lit

Je suis une bête sauvage

Les rats de société

TABLEAUX & ANNEXES

Les sept obstacles à surmonter pour acquérir un esprit scientifique selon Gaston Bachelard

Les styles interpersonnels selon Larry Wilson

Les stratégies de communication avec les différents styles interpersonnels

Dominantes et sous-dominantes des styles interpersonnels

Mon expérience des styles interpersonnels

EXTRAIT

Avant-propos

À tous les amoureux de la pensée pour qui le plaisir croît avec l’ouverture d’esprit

« J’avais seize ans lorsqu’on m’a dit : “Les gens qui se donnent toujours raison vivent dans un système sans faille. Or, c’est par les failles que la lumière entre.” L’affirmation ne tomba pas dans l’oreille d’un sourd; elle m’allait comme un gant et je la répète depuis à qui veut bien l’entendre.

Voilà donc comment il faut voir les idées et les opinions des autres qui nous contredisent : comme des failles qui éclairent nos pensées et, possiblement, qui en révèlent les faiblesses. À partir de ce jour, je n’ai cessé de rechercher des idées meilleures que les miennes et, si possible, de les rendre encore meilleures. Quel plaisir j’ai à penser en exposant ainsi mon esprit aux idées des autres pour voir comment il va réagir, comment il va digérer et conclure. »

Nous commencerons par traiter de la certitude de la pensée ou de la pensée certaine. Nous verrons que la certitude, ce n’est pas avoir raison. Au contraire, la certitude vient du doute. En fait, le bénéfice du doute, c’est la certitude. J’expliquerai comment douter sans être inconfortable et instable, sans perdre votre force de conviction. Nous apprendrons comment ne pas nous enfermer dans un système sans faille et ainsi être privés de la lumière de la pensée des autres.

Nous traiterons aussi de la pensée profonde, philosophique. Dans ce livre, la philosophie est réduite à la science des profondeurs, elle sert à descendre aussi loin que l’exige la recherche de la cause première. Puisque la pensée est un univers vaste, infini, où nous pouvons approfondir tant que nous voulons sans jamais toucher le fond, nous verrons comment éviter de ne plus être capable de revenir à la surface, comment éviter de se perdre dans les profondeurs de sa pensée. Nous porterons aussi attention à la tentation de décrocher de la réalité et à la tentation de prendre ses pensées pour la seule réalité, tentations qui peuvent surprendre celui ou celle qui aime penser.

Nous aborderons la question de la pensée universelle, la pensée vraie pour tous les hommes, par opposition à la pensée personnelle, vraie que pour soi-même. Nous examinerons comment les penseurs de pensées universelles considèrent leur esprit comme celui de tous les hommes pour s’oublier eux-mêmes et ainsi pouvoir se mettre dans l’esprit d’une pensée compréhensible et partageable par tous les hommes. Ici, penser, c’est oublier le “ je ”. Tout un défi.

Nous jouerons à la pensée joyeuse ou drôle, la pensée qui nous surprend souvent en pleine concentration de ce que nous faisons le mieux, quand “ ça coule tout seul ” et qu’une impression intense de bien-être général nous envahit. Aussi, il n’est pas interdit d’apprendre à rire de soi-même et de ses problèmes. Qui sait quelle solution se cache derrière un rire à gorge déployée sortit tout droit d’une imagination débridée par l’ivresse des sommets de l’esprit? Et qui sait quel antidote à l’ennui ou à l’anxiété se dissimule dans le fou rire propagé à l’écho d’une grotte perdue dans la cité très ancienne des vapeurs de conscience?

De là, nous glisserons dans l’univers de la pensée heureuse. Nous tenterons de rattraper le bonheur par la pensée du bonheur de penser. La quête du bonheur intrigue la pensée, car chaque fois qu’elle s’en approche, à pas feutrés, pour l’observer, le bonheur, surpris, farouche, prend la fuite. Mais on ne court jamais plus vite que la pensée, même quand on est le bonheur. Ainsi, il n’y a pas mieux informé des déplacements du bonheur que la pensée. Elle a depuis longtemps constaté que le bonheur court tantôt à gauche, tantôt à droite, sans trop de logique, si ce n’est qu’il donne l’idée de fuir la réalité. Le bonheur est aveugle! Nous lui rendrons la vue pour qu’il apprivoise la réalité, donc, non pas par magie ou en nous illusionnant et, encore moins en masquant le malheur.

Inévitablement, la pensée malheureuse vient à l’esprit. S’il vous arrive, comme moi, de tomber dans le puits de la pensée malheureuse, nous nous aviserons de panser nos blessures avec des bandages d’idées soignantes et comment imposer le respect de nos réactions défensives, même les plus sauvages. Nous partirons à la rencontre des pensées les plus sombres, des pensées qui pleurent et des pensées qui meurent, découragées, désespérées. Nous trouverons tout de même dans ces pensées troublées la source de la pensée sereine, d’une paix à la fois pure et calme. C’est dans le noir que la lumière de l’esprit est la plus utile, fut-elle aussi faible que celle d’une étoile lointaine, et non pas sur une plage sous un soleil brillant. Il n’est pas question ici de la pensée positive, une lumière artificielle qui fait ombrage à la réalité du malheur en détournant notre attention de l’essentiel.

La pensée empathique est aussi obligatoirement au programme. Cette pensée-clé de l’univers d’autrui donne la possibilité de comprendre nos proches et le monde, de déceler le bonheur ou le malheur. C’est la pensée qui permet de faire don de soi à l’autre, d’aimer. Nous ne penserons pas à la place de l’autre, nous penserons avec lui. Nous le laisserons nous donner ses pensées puis nous nous efforcerons de les éclairer. Nous ne penserons pas à ce qu’il doit faire, nous l’aiderons à décider lui-même. Jamais l’autre n’aura ressenti la présence d’une pensée aussi intime de son esprit dans une expérience de communication interpersonnelle. Nous connaîtrons l’autre mieux que nous nous connaissons nous-mêmes et mieux qu’il se connaît lui-même.

Nous ne serons pas en reste puisque viendra ensuite la pensée qui permet de se connaître soi-même : la pensée différente. Nous serons définitivement forcés d’admettre que nous sommes très souvent mal placés pour nous connaître, quoiqu’on pense habituellement le contraire. La psychologie du Moi en prendra pour son rhume. Nous libérerons la pensée de l’esclavage de l’éternel chantier du travail forcé sur soi. Si notre pensée est différente, c’est toujours par rapport à celle d’un autre, jamais par rapport à soi-même. À la question “ Qui suis-je? ”, c’est l’autre qui a la réponse.

Privée de la pensée de l’autre, notre pensée devient solitaire. Nous enchaînerons donc avec la pensée solitaire, la pensée seule, seule avec elle-même. Comme je le dis souvent, toute pensée est comme le vin, elle doit mûrir un temps pour prendre de la valeur. Aussi, c’est d’abord dans la solitude que l’esprit prend le goût de penser et mûrit ce goût. Pleine de goût, une pensée donnera inévitablement le goût de penser. Autrement dit, la pensée acquiert dans la solitude la valeur d’être pensée par d’autres. Comme je dis souvent à celui qui verbalise ses pensées sans les réfléchir, l’autre n’est pas une poubelle de pensées avortées. Dans un monde où la pensée solitaire est insupportable à plusieurs, j’indiquerai comment meubler la solitude pour rendre la pensée seule plus confortable.

Aussi née dans le confort de la solitude, impossible d’oublier la pensée initiatique, celle qui découvre le sens caché des choses et qui se transmet dans la plus pure tradition orale. C’est la pensée racontée dans le secret des révélations de l’esprit. Nous traiterons du sens caché du monde, de la vie et des choses à la lumière du feu sacré de la pensée.

Rien de mieux pour terminer que la pensée divine, le commencement et la fin de toute pensée à la recherche d’une bonté divine infinie. La pensée cherche depuis le moment où elle a eu la ferme impression de ne pas être tout à fait chez soi ici-bas, en regardant les étoiles de la voûte céleste, un soir d’été, allongée dans un champ de blé sur la terre encore chaude. Debout, le blé montait à la hauteur de ses épaules; la pensée habitait un enfant, devenu introuvable par ses camarades d’une partie de cache-cache. Cette pensée ne quittera plus jamais cet enfant. Était-ce la mémoire d’un ailleurs, un souvenir du Paradis à l’éveil de la pensée? Vous avez deviné, cet enfant, c’était moi. L’expérience de la révélation ne me laissera pas sur cette première et vague impression d’un monde meilleur. Aussi, nous distinguerons très nettement la pensée religieuse de la pensée divine. La première demeure humaine, de la tête aux pieds et jusqu’au bout des doigts, même quand des efforts surhumains sont déployés. La seconde est simplement surnaturelle, sublime et mémorable. Curieusement, l’intensité lumineuse sans précédant de la pensée divine ne nous fait même pas cligner des yeux, pas même une seule fois, au contraire, nous aimerions y baigner notre esprit à jamais, les yeux grands ouverts.

Chaque fois qu’il m’a paru utile de penser un mot, j’ai donné sa définition, dans le texte ou dans une note en bas de page. Qui aime penser, s’instruit du sens de chaque mot traduisant sa pensée. Aussi, je cite plusieurs philosophes et scientifiques, des spécialistes et des généralistes, d’hier et d’aujourd’hui, auteurs d’ouvrages dont la lecture a grandement ajouté à mon plaisir de penser.

 

Introduction

Comment prendre plaisir à penser dans un monde où tout un chacun se donne raison

«Je me suis surpris à aimer penser au cours de mon adolescence, quelque part au cours de la deuxième année de mes études secondaires. En fait, les connaissances étalées sur le tableau par mes professeurs me donnaient davantage à penser qu’à apprendre. “ Une imagination trop fertile”, me disait-on, pour expliquer mes faibles résultats scolaires.

Le jour fatidique approchait. Vous savez, ce jour où l’on a conscience d’avoir conscience. Ce jour-là, on peut dire oui ou non à l’idée de penser sa pensée. Je ne parle pas de réfléchir, simplement, comme on le fait sur un sujet ou une question pour se faire une opinion. Non. Ce jour-là, on se voit réfléchir, on s’entend penser. Je suis convaincu qu’un jour ou l’autre nous avons tous une telle étincelle d’esprit, une chance instantanée, peut-être programmée à l’avance, de prendre du recul sans aucun effort. Reste à décider si cette étincelle allumera une flamme puis un feu de conscience ardente ou si elle disparaîtra aussi vite qu’elle est venue, ne laissant qu’un vague souvenir inconscient.»

* * *

Ce recul nous permet soudainement de nous regarder aller consciemment pour la première fois. Le moment est sans doute comparable à celui où l’esprit quitte le corps, sauf que, cette fois, tout se passe à l’interne, dans notre tête. Un esprit se détache de l’esprit qui pense et le regarde. On reste bouche bée, ahuri.

Plusieurs se refusent à vivre ce moment. Le dédoublement les met profondément mal à l’aise. Ils se sentent brisés dans leur unité. Ils s’imaginent mal en train de penser et en sont troublés. Ils préfèrent, et de loin, penser simplement, c’est-à-dire, sans penser qu’ils pensent.

Certains ne veulent pas se regarder penser parce qu’ils anticipent l’idée de se surveiller ou d’être surveillés, même si le moment de conscience ne porte pas cette intention. Paradoxalement, ces gens passeront une partie de leur adolescence, voire de leur vie, à se surveiller, dans leurs allures, visiblement en manque de confiance envers eux-mêmes, et à surveiller les autres du coin de l’oeil, visiblement, en manque de confiance envers les autres. Si vous regardez un tant soit peu leurs chaussures, ils s’arrêtent quelques pas plus loin pour regarder leurs chaussures à la recherche de ce qui a attiré votre attention. Ils surveillent tout de leur allure, mais ils oublient d’imaginer jusqu’à quel point leurs pensées modèlent leur apparence, sans doute parce qu’ils croient révéler leurs pensées uniquement lorsqu’ils prennent la parole, dans le langage.

D’autres, déjà habitués à prendre leurs pensées comme elles viennent, ne veulent pas en connaître la provenance et encore moins savoir comment elles émergent. Ils sont bien prêts à penser, même à faire un effort pour bien penser, mais rien de plus. Sans doute se disent-ils qu’il y a autre chose à faire dans la vie que de penser. Alors, penser aux pourquoi et comment, ils laissent ça à d’autres.

Paradoxalement, ces gens n’hésiteront pas à donner leurs opinions sur tout. Même s’ils s’expliquaient pendant des heures, le penseur ne réussirait toujours pas à cerner les tenants et les aboutissants de leurs opinions. Bref, leurs opinions suscitent davantage de questions que de compréhension.

Plusieurs d’entre eux ne s’expriment pas pour faire comprendre quoi que ce soit, mais pour se donner raison dans l’espoir de voir triompher leurs opinions. Ils ont raté l’occasion de faire la différence entre “ Il est vrai que je pense” et “ Ce que je pense est vrai” et ils prennent pour vrai tout ce qu’ils pensent, même lorsqu’ils soutiennent le contraire.

Heureusement, il y a aussi ceux et celles pour qui l’étincelle de conscience de la conscience sera à jamais bénéfique. Ils ne sont pas aveuglés par la lumière qui éclaire leurs pensées. Ils saisissent l’éclair d’une main et amassent de l’autre tout pour allumer un feu. À chaque brindille ajoutée, ils lèvent les yeux pour découvrir ce que la lumière révèle de nouveau sur leurs pensées. Ces gens là ne reviendront jamais en arrière. Ils alimenteront le feu leur vie durant, sachant que même s’ils s’endorment il restera toujours un tison pour à nouveau prendre du recul. Pour eux, connaître et comprendre sera passionnant. Au départ, ils maîtrisent à peine leur vision mais on les reconnaît en les écoutant raconter comment ils en sont venus à penser telle ou telle chose. Souvent, ils ajoutent moult détails et toutes sortes d’intrigues qui ne manquent pas de suspense et parfois même d’humour, démontrant ainsi jusqu’à quel point ils prennent plaisir à penser. En fait, ils racontent davantage comment ils pensent que ce qu’ils pensent. Et ce n’est qu’un début.

Personnellement, j’étais disposé depuis déjà quelques mois à prendre un tel recul mais un événement quotidien m’indisposait : les soupers de famille. Chaque fois, la discussion tournait au monologue, à vrai dire, en une suite de monologues où chacun semblait ouvrir la bouche dans le seul but de se donner raison. Chaque orateur rapportait ce qu’il considérait un fait, donnait son opinion et s’évertuait à donner raison à son interprétation de ce fait déjà loin derrière.

J’ai cru un moment que c’était ce qu’il fallait faire avec sa faculté de penser, que devenir adulte, c’était d’avoir raison, d’être capable de se donner raison. Aussi ai-je tenté l’expérience, mais en vain. Je n’avais jamais raison et toujours tort, sans même l’ombre d’un doute. Ensuite, j’ai essayé, non pas de me donner raison, mais de simplement exposer mon opinion en vue d’en débattre mais sans succès. Chacun s’appliquait inconsciemment à faire avorter tout débat en donnant raison à son opinion.

Même lorsque je tentais d’attirer l’attention sur l’un de mes problèmes, je n’avais pas raison, soit que je voyais un problème là où il n’y en avait pas, soit que je ne voyais pas le bon problème. Dans tous les cas, je finissais par être pointé du doigt comme étant moi-même le problème et, par surcroît, j’en étais évidemment la cause. Pourtant, à les écouter parler, je constatais qu’eux-mêmes n’étaient jamais responsables lorsqu’ils soulevaient un problème mais sans jamais m’accorder un tel privilège. Dans mon cas, toute la responsabilité m’incombait avant même que je puisse prononcer un seul mot.

Mais, comme tout adolescent, je vivais bel et bien des problèmes hors de mon contrôle qui demandaient l’intervention d’un parent adulte. Dès ma première année d’études secondaires, j’ai rencontré des problèmes en mathématique. Le seul commentaire auquel j’ai eu droit est: “Étudie”. Aux yeux de mes proches, la seule raison pour laquelle j’avais des problèmes en mathématique, c’était parce que je n’étudiais pas assez et il m’était impossible de leur proposer une interprétation différente. Je graduai donc avec de piètres résultats, juste au-dessus de la note de passage. Puis, un jour, lors de la quatrième année de mes études secondaires, mes problèmes sont devenus des montagnes insurmontables avec l’algèbre et ce qui devait arriver arriva : “ Monsieur Guay, me dit mon professeur, vous retardez toute la classe avec vos questions”.

Mais comment exposer mes difficultés à mes parents sans avoir tort, sans me faire renvoyer tout simplement à ma table de travail. J’en conclus que seul un coup d’éclat, une bombe, pouvait me donner une chance de me faire entendre. Aussi, je me levai d’un bond annonçant à mon professeur que si c’était comme ça, que si je retardais tout le monde, je n’avais plus d’affaire dans cette classe, je pris mes livres et sortis à la stupéfaction de tous.

Mon plan : me présenter au directeur des études, l’informer que je venais de quitter ma classe de mathématique en raison d’un grave problème que je lui révélerais uniquement en présence de mon père et que je ne quitterais pas son bureau d’ici à ce que mon père s’y présente, ce qui impliquait que le directeur téléphone à mon père à son travail pour qu’il vienne directement au collège à la sortie de son travail. Ce coup de téléphone et la convocation devaient servir de bombe, dont j’espérais qu’elle fasse voler en mille morceaux le monopole d’interprétation que mon père se donnait de mon problème. Le directeur des études acquiesça à ma demande sans aucune question et dans le calme le plus parfait. J’attendis trois heures, mon père arriva et mon problème fut abordé et discuté convenablement pour la première fois en quatre ans. Malheureusement, les efforts concertés prouvèrent qu’il était trop tard et ma liste de choix de carrière s’est vue réduite de 50 %. Tout ça, principalement parce que les gens de ma famille avaient pris la mauvaise habitude de se donner aveuglément raison, même au sujet des problèmes des autres.

Mais ce n’est que le jour où j’ai eu l’occasion de prendre du recul que je me suis aperçu que penser pour se donner raison n’était pas utile. Lorsque je me suis vu en train de me donner raison, copiant les autres membres de ma famille, j’ai été complètement bouleversé. Lorsque je me suis rendu compte que j’étais malheureux parce que je n’avais jamais raison, croyant sans doute que je serais heureux si j’avais raison, j’ai été profondément déçu de moi-même. De l’étincelle de conscience de conscience venue deux ou trois ans plus tôt, couvait un feu livrant finalement assez de lumière pour voir clair dans mon jeu et celui des autres.

Jusque-là, je m’étais amusé de mes pensées par des dizaines de poèmes pour compenser mon malheur. Le temps était venu d’apprendre à aimer à penser pour être heureux, à commencer, avec moi-même.

J’avais seize ans lorsqu’on m’a dit : “ Les gens qui se donnent toujours raison vivent dans un système sans faille. Or, c’est par les failles que la lumière entre.” L’affirmation ne tomba pas dans l’oreille d’un sourd; elle m’allait comme un gant et je la répète depuis à qui veut bien l’entendre.

Voilà donc comment il faut voir les idées et les opinions des autres qui nous contredisent : comme des failles qui éclairent nos pensées et, possiblement, qui en révèlent les faiblesses. À partir de ce jour, je n’ai cessé de rechercher des idées meilleures que les miennes et, si possible, de les rendre encore meilleures. Quel plaisir j’ai à penser en exposant ainsi mon esprit aux idées des autres pour voir comment il va réagir, comment il va digérer et conclure.

Je me souviens de mes premières années de plaisir à penser alors que je me rendais dans le Vieux-Québec pour rencontrer des gens venus de partout en vue de leur demander ce qu’ils pensaient de ceci ou de cela, juste pour me frotter à des idées différentes des miennes et me forcer à réfléchir. Quelle jouissance!

Je me rappelle aussi mes premières lectures à la recherche d’une meilleure compréhension de la pensée, de la vie, de la solitude,… Quel bonheur ces gens nous donnent en écrivant ce qu’ils connaissent, comprennent et pensent.

Sur certains sujets, je ne voulais pas trop lire, question d’aller le plus loin possible par moi-même. À titre d’exemple, je me suis limité à la lecture de seulement une dizaine de recueils de poésies alors que je m’adonnais moi-même à ce style littéraire. Influençable, je voulais d’abord expérimenter ma vision et mon style avant de prendre connaissance d’autres univers poétiques.

Ma différence, ma vraie différence, était dans mon esprit et dans ma pensée. Aujourd’hui, je crois que l’authenticité (Authenticité:  »Qualité de ce qui mérite d’être cru, qui est conforme à la vérité », Le Petit Robert.)se trouve d’abord dans la pensée, pourvu qu’elle “exprime une vérité profonde de l’individu et non des habitudes superficielles, des conventions”. J’ajouterai une seule qualité à cette vérité : “unique”.

Quand je pense, je suis totalement moi-même, authentique aussi bien qu’unique.

J’ai l’impression de me tenir à un carrefour où les idées vont et viennent comme les automobilistes et les piétons au croisement d’artères principales. Je suis très heureux de ne pas m’être limité à mes seules idées. Une seule pensée étrangère aux miennes peut faire avancer ma compréhension de plusieurs mois si ce n’est de plusieurs années.

Jusqu’à tout récemment, j’avais oublié jusqu’à quel point je laisse entendre que j’aime penser, tout absorbé que je suis ces années-ci par la connaissance de la connaissance. En effet, peu avant Noël, un voisin est venu nous rendre une première visite depuis notre déménagement. La discussion roulait bon train sur toutes sortes de sujets lorsqu’il a lancé : “ Moi aussi, j’aime ça penser”. Il n’y aura pas meilleur moment pour vous demander, chers lecteurs et lectrices, si vous aussi vous aimez penser.

Si vous avez acheté ce livre parce que vous aimez penser, je vais essayer de vous faire aimer ça encore plus pour un plus grand bonheur. Si vous avez acheté ce livre parce que vous n’aimez pas penser, mais êtes tout de même curieux de savoir comment des gens en arrivent à aimer ça, je vais tenter de vous satisfaire au-delà de vos attentes : de vous faire aimer ça.

Si ce livre vous a été remis en cadeau par une personne de votre connaissance qui sait que vous aimez penser, je vous souhaite la plus cordiale des bienvenues dans le groupe. Aussi, je vous prie de bien vouloir transmettre mes plus sincères remerciements à cette personne.

Itinéraire

D’une pensée à l’autre

Nous commencerons par traiter de la certitude de la pensée ou de la pensée certaine. Nous verrons que la certitude, ce n’est pas avoir raison. Au contraire, la certitude vient du doute. En fait, le bénéfice du doute, c’est la certitude. J’expliquerai comment douter sans être inconfortable et instable, sans perdre votre force de conviction. Nous apprendrons comment ne pas nous enfermer dans un système sans faille et ainsi être privés de la lumière de la pensée des autres.

Nous traiterons aussi de la pensée profonde, philosophique. Dans ce livre, la philosophie est réduite à la science des profondeurs, elle sert à descendre aussi loin que l’exige la recherche de la cause première. Puisque la pensée est un univers vaste, infini, où nous pouvons approfondir tant que nous voulons sans jamais toucher le fond, nous verrons comment éviter de ne plus être capable de revenir à la surface, comment éviter de se perdre dans les profondeurs de sa pensée. Nous porterons aussi attention à la tentation de décrocher de la réalité et à la tentation de prendre ses pensées pour la seule réalité, tentations qui peuvent surprendre celui ou celle qui aime penser.

Nous aborderons la question de la pensée universelle, la pensée vraie pour tous les hommes, par opposition à la pensée personnelle, vraie que pour soi-même. Nous examinerons comment les penseurs de pensées universelles considèrent leur esprit comme celui de tous les hommes pour s’oublier eux-mêmes et ainsi pouvoir se mettre dans l’esprit d’une pensée compréhensible et partageable par tous les hommes. Ici, penser, c’est oublier le « je ». Tout un défi.

Nous jouerons à la pensée joyeuse ou drôle, la pensée qui nous surprend souvent en pleine concentration de ce que nous faisons le mieux, quand « ça coule tout seul » et qu’une impression intense de bien-être général nous envahit. Aussi, il n’est pas interdit d’apprendre à rire de soi-même et de ses problèmes. Qui sait quelle solution se cache derrière un rire à gorge déployée sortit tout droit d’une imagination débridée par l’ivresse des sommets de l’esprit? Et qui sait quel antidote à l’ennui ou à l’anxiété se dissimule dans le fou rire propagé à l’écho d’une grotte perdue dans la cité très ancienne des vapeurs de conscience?

De là, nous glisserons dans l’univers de la pensée heureuse. Nous tenterons de rattraper le bonheur par la pensée du bonheur de penser. La quête du bonheur intrigue la pensée, car chaque fois qu’elle s’en approche, à pas feutrés, pour l’observer, le bonheur, surpris, farouche, prend la fuite. Mais on ne court jamais plus vite que la pensée, même quand on est le bonheur. Ainsi, il n’y a pas mieux informé des déplacements du bonheur que la pensée. Elle a depuis longtemps constaté que le bonheur court tantôt à gauche, tantôt à droite, sans trop de logique, si ce n’est qu’il donne l’idée de fuir la réalité. Le bonheur est aveugle! Nous lui rendrons la vue pour qu’il apprivoise la réalité, donc, non pas par magie ou en nous illusionnant et, encore moins en masquant le malheur.

Inévitablement, la pensée malheureuse vient à l’esprit. S’il vous arrive, comme moi, de tomber dans le puits de la pensée malheureuse, nous nous aviserons de panser nos blessures avec des bandages d’idées soignantes et comment imposer le respect de nos réactions défensives, même les plus sauvages. Nous partirons à la rencontre des pensées les plus sombres, des pensées qui pleurent et des pensées qui meurent, découragées, désespérées. Nous trouverons tout de même dans ces pensées troublées la source de la pensée sereine, d’une paix à la fois pure et calme. C’est dans le noir que la lumière de l’esprit est la plus utile, fut-elle aussi faible que celle d’une étoile lointaine, et non pas sur une plage sous un soleil brillant. Il n’est pas question ici de la pensée positive, une lumière artificielle qui fait ombrage à la réalité du malheur en détournant notre attention de l’essentiel.

La pensée empathique est aussi obligatoirement au programme. Cette pensée-clé de l’univers d’autrui donne la possibilité de comprendre nos proches et le monde, de déceler le bonheur ou le malheur. C’est la pensée qui permet de faire don de soi à l’autre, d’aimer. Nous ne penserons pas à la place de l’autre, nous penserons avec lui. Nous le laisserons nous donner ses pensées puis nous nous efforcerons de les éclairer. Nous ne penserons pas à ce qu’il doit faire, nous l’aiderons à décider lui-même. Jamais l’autre n’aura ressenti la présence d’une pensée aussi intime de son esprit dans une expérience de communication interpersonnelle. Nous connaîtrons l’autre mieux que nous nous connaissons nous-mêmes et mieux qu’il se connaît lui-même.

Nous ne serons pas en reste puisque viendra ensuite la pensée qui permet de se connaître soi-même : la pensée différente. Nous serons définitivement forcés d’admettre que nous sommes très souvent mal placés pour nous connaître, quoiqu’on pense habituellement le contraire. La psychologie du Moi en prendra pour son rhume. Nous libérerons la pensée de l’esclavage de l’éternel chantier du travail forcé sur soi. Si notre pensée est différente, c’est toujours par rapport à celle d’un autre, jamais par rapport à soi-même. À la question « Qui suis-je? », c’est l’autre qui a la réponse.

Privée de la pensée de l’autre, notre pensée devient solitaire. Nous enchaînerons donc avec la pensée solitaire, la pensée seule, seule avec elle-même. Comme je le dis souvent, toute pensée est comme le vin, elle doit mûrir un temps pour prendre de la valeur. Aussi, c’est d’abord dans la solitude que l’esprit prend le goût de penser et mûrit ce goût. Pleine de goût, une pensée donnera inévitablement le goût de penser. Autrement dit, la pensée acquiert dans la solitude la valeur d’être pensée par d’autres. Comme je dis souvent à celui qui verbalise ses pensées sans les réfléchir, l’autre n’est pas une poubelle de pensées avortées. Dans un monde où la pensée solitaire est insupportable à plusieurs, j’indiquerai comment meubler la solitude pour rendre la pensée seule plus confortable.

Aussi née dans le confort de la solitude, impossible d’oublier la pensée initiatique, celle qui découvre le sens caché des choses et qui se transmet dans la plus pure tradition orale. C’est la pensée racontée dans le secret des révélations de l’esprit. Nous traiterons du sens caché du monde, de la vie et des choses à la lumière du feu sacré de la pensée.

Rien de mieux pour terminer que la pensée divine, le commencement et la fin de toute pensée à la recherche d’une bonté divine infinie. La pensée cherche depuis le moment où elle a eu la ferme impression de ne pas être tout à fait chez soi ici-bas, en regardant les étoiles de la voûte céleste, un soir d’été, allongée dans un champ de blé sur la terre encore chaude. Debout, le blé montait à la hauteur de ses épaules; la pensée habitait un enfant, devenu introuvable par ses camarades d’une partie de cache-cache. Cette pensée ne quittera plus jamais cet enfant. Était-ce la mémoire d’un ailleurs, un souvenir du Paradis à l’éveil de la pensée? Vous avez deviné, cet enfant, c’était moi. L’expérience de la révélation ne me laissera pas sur cette première et vague impression d’un monde meilleur. Aussi, nous distinguerons très nettement la pensée religieuse de la pensée divine. La première demeure humaine, de la tête aux pieds et jusqu’au bout des doigts, même quand des efforts surhumains sont déployés. La seconde est simplement surnaturelle, sublime et mémorable. Curieusement, l’intensité lumineuse sans précédant de la pensée divine ne nous fait même pas cligner des yeux, pas même une seule fois, au contraire, nous aimerions y baigner notre esprit à jamais, les yeux grands ouverts.

Chaque fois qu’il m’a paru utile de penser un mot, j’ai donné sa définition, dans le texte ou dans une note en bas de page. Qui aime penser, s’instruit du sens de chaque mot traduisant sa pensée. Aussi, je cite plusieurs philosophes et scientifiques, des spécialistes et des généralistes, d’hier et d’aujourd’hui, auteurs d’ouvrages dont la lecture a grandement ajouté à mon plaisir de penser.

AU SUJET DE L’AUTEUR

p_serge_andre_guay_01Marié et père de quatre enfants, Serge-André Guay est né à Lévis (Québec, Canada) en 1957. De formation autodidacte et travailleur autonome depuis 25 ans, il a tout d’abord été animateur, commentateur, chroniqueur, journaliste, recherchiste et rédacteur en chef au service de différents médias québécois et ontariens.

Puis, son expérience des médias et un stage de formation en Europe font de lui un éducateur aux médias dont les interventions sont recherchées par le milieu scolaire. Ensuite, à titre de consultant, l’utilité de ses plans d’action en communication et en marketing est vite appréciée.

Depuis 1990, il développe une expertise hautement spécialisée en recherche marketing, soit l’étude des motivations d’achat des consommateurs, axée sur l’évaluation prédictive du potentiel commercial des produits et des services, nouveaux et améliorés.

Pour ce faire, il retient la méthode et l’approche indirecte proposées par le chercheur américain Louis Cheskin, à qui il accorde le titre de premier scientifique du marketing.

Depuis, il a étudié les réactions sensorielles involontaires et les réactions inconscientes de plus de 25,000 consommateurs dans le cadre de plus d’une centaine d’études des motivations d’achat pour différents manufacturiers et distributeurs canadiens.

Il a signé de nombreux articles et donné plusieurs conférences percutantes. Il a aussi publié une série de vingt-quatre études traitant du caractère scientifique du marketing sous le titre “Science & Marketing ”, Prédire le potentiel commercial des biens et des services”. À ses yeux, le marketing doit renouveler son efficacité sur des bases scientifiques rigoureuses.

Il n’hésite pas à questionner les idées reçues. Animé par une profonde réflexion sur la conscience et la condition humaine, il est un « penseur-entrepreneur », à la fois fonceur et analytique.

En 2000, il écrit un essai de gouvernance personnel sous le titre J’aime penser – Comment prendre plaisir à penser dans un monde où tout un chacun se donne raison.

p.serge-andre-guay.web.550p

En juin 2003, il met sur pied la Fondation littéraire Fleur de Lys, premier éditeur libraire francophone sans but lucratif en ligne sur Internet (http://www.manuscritdepot.com/).

DU MÊME AUTEUR

Comment motiver les consommateurs à l’achat
Tout ce que vous n’apprendrez jamais à l’université
Essai sur les travaux du chercheur américain Louis Cheskin, pionnier des études des motivations des consommateurs
Fondation littéraire Fleur de Lys, 486 pages, 2007

Science & Marketing
Études – Comment prédire le succès commercial des biens et des services
La compagnie d’enquête de motivation, 288 pages, 1997-2000

Comment motiver les Québécois à voter pour ou contre l’indépendance du Québec
Analyse et point de vue strictement marketing
Essai d’après les travaux du chercheur américain Louis Cheskin, pionnier des études des motivations des consommateurs
Fondation littéraire Fleur de Lys, 386 pages, 2004

J’aime penser
Comment prendre plaisir à penser dans un monde où tout un chacun se donne raison
Essai et témoignage de gouvernance personnelle
Fondation littéraire Fleur de Lys, 430 pages, 2004

La belle aventure de LS Radio
Historiographie – Antenne – La revue québécoise des communications
Ministère des communications du Québec, 1980

Lueur de solitude
Recueil de poésie
Société des poètes canadiens français et Collège de Lévis, 1973

La conscience aux heures de pointe
Recueil de poésie
Société des poètes canadiens français et Collège de Lévis, 1974

Infusion
Revue de poésie
Société des poètes canadiens français et Collège de Lévis, 1975

Serge-André Guay a signé également de nombreux articles et de nombreuses chroniques dans les médias écrits et électroniques et il a animé plus de 500 conférences sur divers sujets dont le marketing et les médias.

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Serge-André Guay se fera un plaisir de lire et de répondre personnellement à vos courriels.

ADRESSE DE COURRIER ÉLECTRONIQUE : serge-andre-guay@videotron.ca

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20 rue Duplessis,
Lévis, Québec,
Canada.
G6V 2L1

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5 comments on “J’aime penser, essai de gouvernance personnelle, Serge-André Guay
  1. […] Charmante et amicale, l’animatrice Claudine Bertrand a su tirer quelques confidences intimes à Serge-André Guay au sujet de son cheminement d’auteur, de sa jeunesse littéraire consacrée à la poésie au cours des années 70 avec ses premières publications à l’âge de 16 ans, de son passage dans le monde des médias, des communications et du marketing jusqu’à son retour à l’écriture en l’an 2000 avec son essai «J’aime penser – Comment prendre plaisir à penser dans un monde où tout un chacun se do…». […]

  2. […] offre d’un éditeur pour mes livres « Comment motiver les consommateurs à l’achat ? » et « J’aime penser », je me mets progressivement à l’étude du secteur de l’édition à compter de l’an 2000. […]

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