L’étrange réalité de Paul, roman de science-fiction, Gilles Côté

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DONNÉES AU CATALOGUE

L’étrange réalité de Paul
Gilles Côté
Roman de science-fiction,
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2010, 422 pages.
ISBN 978-2-89612-336-0

 —

PRÉSENTATION

Disparu depuis trois jours, Paul ne se doute pas de ce que l’avenir lui réserve. Une mauvaise manipulation réalisée par un être venu d’un autre univers le laisse avec des pouvoirs invraisemblables.

Il devra traverser plusieurs étapes avant de bien maîtriser ses nouvelles facultés. Cependant, malgré ses nombreuses expériences pour soulager la misère humaine et améliorer la condition de ses semblables, Paul se bute à une certaine réalité.

Pressant sa famille, ses amis, des connaissances et même des étrangers à lui suggérer des idées, il ne parvient pas à des résultats probants.

Cependant un espoir subsiste: ses nouveaux alliés y sont-ils pour quelque chose ? La lecture de ce roman vous incitera probablement à vous poser, vous aussi, la question. Mais quelle question ? Et si vous trouvez la réponse, bien à vous de la transmettre à Paul.

EXTRAIT

Chapitre 1

Les gyrophares, les sirènes, tout ce monde, tout ce bruit.

— Mais où suis-je donc ?

— Ne bougez pas monsieur, on vous sort de là.

L’auto est inclinée sur le côté, mais rien ne semble abîmé.

— Je suis demeuré ici depuis combien de temps ?

— Ça fait trois jours qu’on vous cherche. C’est votre conjointe qui a signalé votre disparition.

Hébété, ayant un mal de tête lancinant et surtout un sentiment de néant, Paul écoute l’ambulancier lui poser les questions d’usage. Avez-vous des nausées ? Avez-vous mal quelque part ? Pouvez-vous bouger vos membres ? Quel est votre nom ?… et ainsi de suite pendant un bon quart d’heure. Devant les réponses confuses de Paul, l’ambulancier décide de le transporter à l’hôpital.

Dans la chambre qu’on lui a assignée pour observation, l’accidenté reprend lentement ses esprits.

— Bonjour M. Dubé, vous sentez-vous un peu mieux ?

Le répondant, un mètre soixante-quinze, cheveux brun clair et grisonnants, yeux bruns, deux cent douze livres, dans la cinquantaine, acquiesce.

— Oui docteur, je reviens un peu dans le monde. Avez-vous trouvé quelque chose qui cloche chez moi ?

— À vrai dire, non, sauf deux légères brûlures à la base du cou. Et ce que je trouve surprenant, vous n’êtes pas déshydraté après trois jours dans ce fossé. Avez-vous des souvenirs de ce qui est arrivé ?

Paul creuse sa mémoire, mais rien ne vient. Claire apparaît dans la chambre. Elle est presque en pleurs. Il y a à peine une heure qu’elle sait qu’on a retrouvé son mari.

— Paul, mon doux, qu’est-ce qui t’est arrivé ?

Maintenant, elle est en pleurs et sert très fort dans ses bras son partenaire de vie, le bombardant de questions. Âgée d’une cinquantaine d’années elle aussi et mariée avec Paul depuis 29 ans, Claire ne gère pas très bien ses émotions. Depuis trois jours, elle en a supporté plus qu’elle ne le pouvait.

— Bonjour madame.

Elle vient juste de remarquer la présence du Docteur Lavallée.

— Bonjour Docteur. Il n’a rien de grave, mon Paul ?

— Non madame. Nous allons juste le garder en observation pour la nuit et si tout va bien, demain il pourra sortir. Maintenant, il faut le laisser se reposer.

Claire consent et, après un baiser sur la joue de Paul, elle quitte la chambre.

Paul, seul dans sa chambre d’hôpital, respire un peu mieux. Il a besoin de retrouver ses esprits. Le lit d’à côté est vide, ce qui fait son bonheur pour l’instant. Un léger sommeil le gagne. À semi-conscient, il se laisse aller à la détente. Soudain, sans prévenir, il reçoit une décharge électrique au cerveau. La douleur n’est pas vive, mais le surprend. Au même moment, il a un flash. Des images confuses lui apparaissent comme dans un rêve. Des symboles, des personnages étranges, des malaises. En sueur, un peu hébété, il fait venir l’infirmière.

— Oui M. Dubé ?

— Est-ce que je pourrais avoir une aspirine ? J’ai mal à la tête.

— Je vérifie avec le médecin et je vous reviens tout de suite.

À peine quelques minutes plus tard, le docteur arrive auprès de Paul.

— L’infirmière m’a dit que vous aviez mal à la tête ?

— Oui un peu et je n’arrive pas à me re-poser.

— Demain matin, nous vous ferons passer un scanner. En attendant, je vais vous donner quelque chose pour vous détendre.

Paul avale le médicament et s’endort. À son réveil, un septuagénaire occupe le lit d’à côté.

— Bonjour, je m’appelle Paul.

— Moi c’est Léo, pierres au rein, et vous, sans être indiscret ?

Paul allait lui répondre lorsqu’on vient le chercher pour son examen.

— À tantôt.

Et il part pour le scanner. Il y a plusieurs personnes dans la salle.

— Bonjour Paul.

— Bonjour Docteur Lavallée. Il y a beaucoup de monde pour moi.

— Ce sont des stagiaires, ils observent, si ça ne vous dérange pas.

— Pas du tout.

— Merci, on commence.

Les images se succèdent sur l’écran à un bon rythme. À l’une d’elles, le médecin fronce les sourcils.

— Dites donc, Paul, avez-vous déjà eu une opération à la tête ?

— C’est la première fois que je suis hospitalisé.

— Ah bon, ce n’est rien, probablement l’écran.

Le reste de la journée se déroule simplement : retour à la chambre, dîner léger, une visite de Claire en après-midi, une petite jasette avec Léo son compagnon de chambre, souper, puis dodo. Aux abords de minuit, Paul se réveille. Il ressent une grande soif. Le somnifère reçu au coucher le laisse léthargique. Qu’il semble loin, ce verre d’eau. Il le fixe, tout endormi, puis se convainc qu’il n’a pas le courage de se lever pour aller le chercher. Un effort, se dit-il, puis soudain l’impossible arrive. Le verre se rapproche seul, sur la table de nuit, à portée de main. L’hospitalisé le saisit et en boit la moitié. Il a l’impression que c’est lui qui a rapproché ce verre et en même temps, son cerveau lui dit que c’est impossible. Bon, je ferais mieux de me rendormir, se dit-il.

Au même instant, du côté de la face cachée de la lune.

— Tu es bien sûr que tu n’as pas endommagé la barrure ?

— J’ai fait attention comme tu me l’as dit.

— Bon, de toute façon, on doit retourner chez nous.

Léo se réveille le premier, vers six heures. Il regarde dormir son compagnon de chambre, tout en se remémorant la conversation de la veille. Étrange, cet accident. Paul lui avait dit qu’il était resté trois jours dans son auto, dans un fossé, ne se rappelant rien. Il est perdu dans ses pensées lorsque Paul se réveille.

— Bonjour Léo.

— Bonjour Paul, vous avez bien dormi ?

— Oui, je me sens beaucoup mieux ce matin. Vous allez me trouver un peu drôle, mais j’ai eu une vision de mon cerveau comme s’il était un lavabo.

— Un lavabo ?

— Oui, un lavabo plein d’eau de vaisselle, auquel on vient de rajouter un liquide pour le déboucher, mais qui, au lieu de laisser des traces de gras en se vidant, laisse la partie libre super brillante.

Léo se demande si son compagnon aurait plus de séquelles qu’il ne le pense.

— Vos pierres se désagrègent, les ultrasons font effet.

Le médecin de Léo continue en lui disant qu’il aura probablement son congé dans deux jours si tout va bien. Après le petit déjeuner, on vient chercher M. Dupras pour un dernier traitement. Seul dans la chambre, Paul se sent mieux que la veille. Une sensation de bien-être et d’extase s’est emparée de lui. Il ne se souvient toujours pas de ce qui lui est arrivé, mais ça n’a pas d’importance. Il attend la visite du docteur Lavallée d’une minute à l’autre et espère avoir son congé.

— Bon matin.

— Bon matin à vous aussi.

— Je peux vous examiner si vous n’avez pas d’objection ?

Paul fait signe de la tête et le médecin commence son examen. Après avoir pris sa température, vérifié son pouls et sa tension artérielle, il demande à Paul d’enlever le haut de sa jaquette.

— Je vais regarder vos brûlures dans le cou.

Le médecin approche sa main pour tâter la légère blessure. Au toucher, tout semble normal. Cependant Paul sursaute.

— Je vous ai fait mal ?

— Non Docteur, j’ai eu une vision lorsque vous avez touché les brûlures.

— Ah bon. Et quel genre de vision ?

— Je ne sais pas trop, c’est flou.

— Il se peut que votre amnésie cause ces hallucinations. Ça devrait disparaître avec le temps. Par contre, je vous repose la question. Vous êtes sûr de n’avoir jamais eu d’intervention chirurgicale au cerveau ?

— Sûr Docteur. Il y a quelque chose qui cloche ?

— Non, pas vraiment. Notre tomodensitomètre date de plusieurs années et quelquefois, il nous joue des tours.

— Votre quoi ?

— Notre scanner. Je vous prescris une crème pour vos brûlures, et je vous demanderais de prendre un rendez-vous avec votre médecin de famille pour voir où vous en êtes avec votre amnésie. Je vais lui transmettre mes résultats entre-temps. Eh bien, bon retour chez vous, je vous signe votre congé.

— Merci Docteur, je me sens beaucoup mieux aujourd’hui.

Après le départ du médecin, Paul s’empare du téléphone et compose son numéro.

— Bonjour Minou, t’as bien dormi ?

— Paul ! Toi, tu vas bien ?

— Je vais tellement bien que si tu n’es pas à l’hôpital d’ici une heure pour venir me chercher, je me lance par la fenêtre.

— Grand fou, j’arrive et on se contera ça à la maison.

— Dis donc Micho, je ne voudrais pas t’embêter avec ça, mais avant de passer à la vitesse stellaire, tu es bien sûr que tu n’as pas touché à la barrure ?

— Bien oui, je suis sûr.

Faris n’est pas rassuré. Depuis le temps qu’il voyage avec Micho, il le connaît bien. Son insouciance a toujours été sa marque de commerce. Bah, se dit-il, il faut faire confiance. Il sait que si Micho a fait une erreur, les cinq univers peuvent en souffrir.

— Tu es prêt pour Éxna, notre bonne vieille planète ?

— Oui, je passe à la vitesse stellaire.

AU SUJET DE L’AUTEUR

Né en 1951, l’auteur a connu le juvénat des Frères Maristes à son début du cours classique. Ayant constaté assez rapidement qu’il n’a pas la vocation, il termine ses études secondaires à la polyvalente de Mont-Rolland. Puis il suit des cours de spécialisations et universitaires. Il exerce par la suite plusieurs métiers et professions. D’agent d’assurance à mécanicien en automobile, de technicien en équipement sportif à commerçant, il travaille maintenant dans un Centre Jeunesse comme surveillant en institution. Cette polyvalence, involontaire au début puis cultivée intentionnellement, lui ouvre plusieurs voies, dont celle de l’écriture. C’est lors de longues nuits de surveillance, baignée dans la solitude, qu’une page à la fois il en arrive à écrire ce roman.

COMMUNIQUER AVEC L’AUTEUR

Gilles Côté se fera un plaisir de lire et de répondre personnellement à vos courriels.

Adresse de courrier électronique

gilcot@cgocable.ca

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