Mots de Noël, Poèmes et prose, Fernand Couturier

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DONNÉES AU CATALOGUE

Mots de Noël
Avancées philosophiques vers l’origine
FERNAND COUTURIER
Poèmes & Prose – Troisième édition augmentée,
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2010, 440 pages,
En couverture : © 1993 Mai, huile sur toile, Pauline Rouillard, Galerie d’art Linda Verge, Québec, Québec.
Illustrations : © 2004-1010, pastels et aquarelles,
Suzanne d’Anjou, Neuville, Québec
ISBN 978-2-89612-355-1

 

PRÉSENTATION

Noël, célébré en liturgies et folklorisé en coutumes, est toujours occasion d’étonnement et de surprises. Histoires, chants et gestes évoquent le merveilleux originaire voire l’invraisemblable, aussi appelé mystère.

Ces Mots de Noël racontent des randonnées vers l’origine. Le paysage du monde chrétien y apparaît sous nouvel éclairage. D’abord en ses rapports déterminants avec, entre autres, les cultures perse, égyptienne et gréco-romaine, et aussi en rupture avec le judaïsme traditionnel. Puis, Yehoshua ou Jésus de Nazareth, personnage central du Nouveau Testament, se comprenant effectivement comme messie hébraïque, ne se perçut pas pour autant comme dieu. La divinité lui fut attribuée plus tard par Paul ou Saoul de Tarse en suite d’une illumination particulière et selon la tradition des sauveurs divins mythologiques. Hormis l’essentiel message d’amour, de justice et de paix, tout du christianisme institutionnalisé se situe dans le prolongement des mythologies anciennes et ne vient pas des enseignements ni de l’action de Yehoshua.

Invitation à repenser les rapports de l’humain au divin.

Nouvelle matière à étonnement.

EXTRAIT

Remerciements

Remerciements sincères à madame Pauline Rouillard, représentée à la Galerie d’art Linda Verge, à Québec, d’avoir généreusement autorisé la reproduction, en page couverture, du tableau Mai capable de suggérer l’étonnante éclosion du mot.

Grand merci également à l’amie Suzanne d’Anjou, artiste peintre à Neuville, qui a accepté spontanément d’orner ces textes de lignes et de couleurs évocatrices du sens. Et cela en un temps record dénotant l’agilité créatrice de sa main.

Présentation

Mots de Noël

Ces mots tentent d’évoquer ce qui peut étonner. Le sublime et l’horrible. Notre temps ne manque pas de malheurs qui affligent et qui font peur. Et qu’offre-t-il pour l’admiration ? Plein d’exploits scientifiques et technologiques révélant l’humaine habileté. Démontrant son emprise sur la nature et ses avancées dans l’univers. Mais une telle maîtrise n’est que rejeton de ce qu’est l’humain en son fond : se trouver là, comme ça, à la mesure de tout ce qui est, a été et sera. L’immensité de cet être est la source de tout étonnement. Le sublime originel. L’orient du premier émerveillement.

Ces mots prennent Noël pour occasion. Commémoration et célébration. Nous en avons fait la fête des petits. Parce qu’ils sont capables de s’étonner et d’admirer bouche bée. L’émerveillement éclaire l’œil de l’enfant. Cette clarté peut montrer que nos troubles et nos maux sévissent en un espace assez vaste pour recevoir aussi un monde d’autre mouture. Où le beau de l’univers et de toute nature meublerait l’étonnante et merveilleuse humaine ouverture. Et inspirerait ses dires.

Préface

Troisième édition

Mots de Noël étaient et sont restés, jusqu’à cette troisième édition qui comporte un ajout substantiel, un cheminement vers le commencement. Commencement où origine le langage. Ce langage qu’on a divinisé : « Au commencement, la parole/la parole avec Dieu/Dieu, la parole. » Et l’humain est fait à l’image de cette Parole, ce Verbe, ce Mot. L’humain doué de langage selon les écritures judéo-chrétiennes et aussi selon une longue tradition philosophique.

L’humain n’invente pas le langage de toutes pièces. L’humain est en lui; d’origine, en commençant, il est langage. Ainsi voit-on que le commencement vers lequel cheminent Mots de Noël n’est pas un simple début qu’on laisse en arrière. Le commencement ne se quitte pas, il demeure. Il est source jaillissante. En ce sens, nous sommes en commencement. Le commencement est toujours à l’œuvre dans ce qu’il rend possible. Gros de parole, le commencement porte l’histoire. L’histoire naît et se déploie en paroles. Elle s’avère l’aire ouverte, impliquant temps et espace, où nous déployons journellement notre vie dans un monde qui nous est propre. Mais un monde que nous savons être seulement une disposition particulière dans l’ensemble de l’univers.

Noël, un petit mot lourdement chargé d’histoire. Mais qui devient, en notre contrée, un écho faiblissant d’un discours qui, il y a peu, affirmait encore avec force le règne de Dieu sur l’humain. D’où la pertinence de redemander qui est l’humain et qu’est le divin. Questions philosophiques par excellence.

Mots de Noël tentent de les approcher, de les ouvrir. Mais en mode simple. Même dans un langage s’essayant en toute naïveté à la rythmique poétique. Et en des circonstances familières de repas du soir, entre amis, à chaque dernier samedi avant Noël. Ces moments offrent place et convenance à un certain rituel de la parole. Une parole en des atours un peu festifs favorables à une lecture à haute voix. Il y a maintenant huit ans que renaissent ces Mots de Noël. Entre eux s’intercalent des textes interprétatifs où tentent de s’expliciter les évocations des poèmes lus. De Yehoshua à Christos ou Le mythe chrétien rassemble les moments les plus significatifs de la démarche. Comprend-on le sens de la parole mythique, de la métaphore dans la vie ?

Les trois parties du livre contiennent en ordre chronologique les textes de chacune des trois éditions. Cette disposition veut respecter le caractère processuel de l’expérience se déroulant au rythme des Noëls et des solstices d’hiver. Entendre ici l’évocation des marches du soleil, du jeu de l’obscur et de la lumière, et de la projection de la symbolique langagière des dieux ou du divin.

Langage, être, vérité et révélation se rencontrent à la source, dans le commencement.

Québec, Octobre 2010

Introduction

Voici des poèmes de circonstances. Écrits pour des rencontres entre quelques amis à chaque dernière fin de semaine avant la fête de Noël. Occasions de marquer ce moment précis du calendrier par une sorte de coutume se profilant dans une longue tradition de partage. Ces mises en commun, et d’autres semblables en diverses circonstances significatives pour le groupe, ont lieu, entre autres choses, pour permettre de parler. Pour offrir une place à la parole. Et aussi, faut-il le dire sans désagrément, pour goûter à l’aveugle quelques bons produits de la vigne. Alors ces poèmes veulent tout juste, sans prétention aucune, favoriser le langage en des circonstances elles-mêmes propices à l’entretien.

La dégustation à l’aveugle est exercice d’écoute. Se laisser suggérer par le vin les mots qui le manifestent bien. Et entendre. Et attendre. Attendre les impressions, s’ouvrir aux sensations, accueillir les tentatives d’évocation… Jusqu’à ce que se pointe le nom de la juste appellation. Une fois nommé, le vin est révélé. Il apparaît dans toute son ampleur, il est à plein. En pleine manifestation. Mais toujours avec quelques nuances tenant de sa respiration, de la forme du verre, de la température, et même de l’ambiance diversement propice au libre surgissement des mots. Cet exercice est bonne illustration de l’essence poétique ou langagière de l’humain. Car la parole vient d’une écoute imprégnée d’attention. Et ainsi cet exercice accessible à quiconque habilite à entrer plus avant dans l’aire de langage où ont pris forme des expériences humaines particulières de paroles. Comme celles, par exemple, que transmet la longue tradition judéo-chrétienne et qui s’inscrivent encore et toujours en mode commémoratif dans notre calendrier. La fête de Noël renvoie sans aucun doute à quelques-unes de ces expériences de langage qui ont forgé une part de l’humain et influencé le cours de son histoire.

Mais notre temps sait-il vraiment commémorer? A-t-il encore les mots pour célébrer, dire le neuf, voire la grandeur de ce qui s’est passé et n’a pas fini d’arriver? Ses mots sont-ils trop garnis de futilités pour s’acquitter d’une telle mission? Ses mots, par imprudence ou insouciance, se sont-ils écartés du périmètre de l’essentiel au point de ne plus avoir pour lui qu’une oreille distraite ou une ouïe émoussée?

Les poèmes, en revêtant une tenue festive, mais sans les raideurs du protocole d’un art poétique contraignant, peuvent, semble-t-il, surprendre et disposer le langage à l’étonnement. Éveiller son attention et le rendre interrogatif. Ainsi offrent-ils, tout d’abord, la possibilité d’entrer en mode d’aspiration pour le souffle singulier tirant de la faille abyssale ouverte entre le tout de l’univers et son rien, où l’humain peut entendre quelque harmonique de son large et énigmatique destin. Et aussi, par l’occasion, exposent-ils ce même langage au vent d’une lointaine inspiration soufflant encore discrètement, peut-être, dans le prolongement de la tradition où s’insère Noël. Tradition qui a recueilli, dans l’écoute, tant de récits, tant de poèmes et de nouvelles tout le long de son chemin. Autant de dires ou d’écrits qui ont entrouvert une brèche dans l’histoire humaine et laissé libre cours à une particulière destination. Une longue tradition de partage. Contrariée souvent, il est vrai, par les mesquineries de ceux-mêmes qui y adhèrent dans la croyance. Ignorée par l’indifférence des comblés et des repus. Combattue par ceux qui disent savoir. Questionnée, aussi, par quelques autres dont l’attention demeure, dans l’endurance, en mode de demande.

Les pages de prose qui s’intercalent se veulent une interprétation, une tentative d’explicitation, pour une lecture plus courante, de la charge de sens transportée sous bâche, pour ainsi dire, par des mots apparus dans le surgissement plutôt spontané du langage.

Par ailleurs, il ne s’agit pas d’appuyer sur une tradition réputée révélée une analyse qui essaie seulement d’être attentive au phénomène du langage humain. On ne veut pas chercher le bien-fondé d’une telle démarche chez une autorité quelconque. Mais tout simplement indiquer que cette dite révélation semble, pour sa part, se greffer sur une expérience authentique de la condition langagière humaine. Laisser la pensée et la croyance camper librement leur propre stature et regarder en direction de leur authenticité, c’est là ce qui est proposé.

L’origine du langage, encore à dévoiler, comme un orient pourrait en cela éclairer.

Divisions du livre

Première partie
(décembre 2002 à décembre 2004)
Destin du Mot

Deuxième partie
(décembre 2005 à décembre 2006)
Lumière et Mot. Mythes et Christianisme

Troisième partie
(décembre 2007 à décembre 2009)
Révélation.
De Yehoshua à Christos ou le Mythe chrétien

AU SUJET DE L’AUTEUR

p.fernand-couturier.03Né en 1928 à Saint-Joseph du Madawaska au Nouveau-Brunswick dans une famille paysanne, l’auteur fait ses études classiques au Collège de Saint-Laurent à Montréal. Il étudie ensuite en théologie dans les années 50 pour ensuite enseigner au Collège de Saint-Laurent. Il obtient une licence (maîtrise) en philosophie à Paris en 1961.

Tout en enseignant cette matière toujours au même collège, il entreprit en 1963 une scolarité de doctorat en philosophie à l’Université de Montréal. De 1964 à 1967, il travailla sur la pensée de Martin Heidegger, à Freiburg im Breisgau, sous la direction de Bernhard Welte.

« Monde et être chez Heidegger » lui permit d’obtenir le doctorat en philosophie de l’Université de Montréal en 1968. Il devint professeur de philosophie allemande contemporaine à l’UQAM de 1970 à 1993, moment où il prit sa retraite. Pendant cette période, il joint à l’enseignement différentes tâches de direction dans la même université: Module de philosophie de 1978 à 1980; Département de philosophie de 1980 à 1985; Programmes d’études interdisciplinaires sur la mort de 1985 à 1990. C’est en dirigeant ces derniers programmes qu’il fonda la revue Frontières, organe de recherche et de diffusion sur différentes problématiques de la mort et du deuil.

« Monde et être chez Heidegger », 584 pages, a été publié aux Presses de l’Université de Montréal en 1971. Publication d’articles en philosophie dans différentes revues, et collaboration à quelques collectifs. Puis en 1990, « Herméneutique », 211 pages, parut chez Fides.

Depuis sa retraite, surtout à partir du référendum de 1995, il travailla sur le manuscrit « Un peuple et sa langue ». Et il a d’autres travaux en cours sur Heidegger, en particulier relatifs à la vérité et à la temporalité de l’être. D’autre part, un manuscrit sur Nietzsche portant comme titre « Langage et interprétation » est à quelques pages de son achèvement.

BIBLIOGRAPHIE

Monde et être chez Heidegger,
Presses de l’Université de Montréal,
1971, 584 pages.

Herméneutique,
Fides, 1990, 211 pages.

Un peuple et sa langue – Pour l’avenir du Québec
Essai de philosophie du langage et de l’histoire
Fondation littéraire Fleur de Lys, 2004.

Mots de Noël, Poésie et Prose.
Fondation littéraire Fleur de Lys, 2004.

Mots de Noël, Poésie et Prose.
Deuxième édition augmentée,
Fondation littéraire Fleur de Lys, 2007.

COMMUNIQUER AVEC L’AUTEUR

Fernand Couturier se fera un plaisir de lire et de répondre personnellement à vos courriels.

Adresse de courrier électronique

f.couturier@sympatico.ca

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