Nelligan et Françoise, L’intrigue amoureuse la plus singulière de la fin du 19è siècle québécois, Pierre H Lemieux

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DONNÉES AU CATALOGUE

Nelligan et Françoise
L’intrigue amoureuse la plus singulière de la fin du 19è siècle québécois
PIERRE H LEMIEUX
Biographie reconstituée marquant le centième anniversaire de la publication du recueil d’Émile Nelligan 1904 – 2004,
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2004,
544 pages.
ISBN 2-89612-025-4 / 978-2-89612-025-3

 

PRÉSENTATION

Au sortir d’une enquête intensive sur les événements et documents de la dernière année active de Nelligan avant la date fatale du 9 août, l’auteur, qui a déjà publié un «Nelligan amoureux» chez Fides en 1991, dresse un bilan inattendu. Le poète aurait subi des attaques de folie au moins un an avant l’asile. Lui et la célèbre journaliste Françoise se seraient aimés et cette idylle aurait permis à Émile de connaître une création poétique dantesque et une rémission de son mal. L’homophilie occasionnelle lui avait causé un drame majeur. Le secret, enfin, aurait systématiquement enterré tout cela, depuis maître Louis Dantin et Françoise jusqu’à Luc Lacourcière et Paul Wyczynski.

Le présent ouvrage reconstitue la partie biographique manquante de cette dernière année, en illustrant ses étapes à l’occasion des poésies majeures que Nelligan a alors écrites, et il restitue, pour ces dernières, leur contexte et la signification de fond que le secret a continuellement dissimulés.

Car en ce début de 3e millénaire, l’heure n’est plus tellement au silence janséniste. Et le 100e anniversaire de la publication du recueil de Nelligan chez Beauchemin en 1904 est l’occasion idéale pour faire enfin la bonne lumière sur la biographie réelle du poète, sur son internement, ses poèmes amoureux, fous et connexes.

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Lettres québécoises, numéro 119, automne 2005, page 50.

TABLE DES MATIÈRES

MA PROFONDE GRATITUDE

SIGLES des OUVRAGES souvent CITÉS

INTRODUCTION

CHAPITRE PREMIER

Préambule : aller voir entre les branches.

  1. L’Octobre démentiel de Gretchen la pâle
  2. « La dame à la plume d’argent »
  3. Le cycle de Françoise, sous la loupe de la critique nelliganiste
  4. Dante, la plaque tournante
  5. La signature francisée et abandonnée
  6. Le doute du moine, c’est la chair
  7. Promeneur solitaire et blessé
  8. Une cachette, et une prophétie?
  9. Retour à la Bergère des bois
  10. L’affaire de la « musicienne » vs Gretchen
  11. L’obsession de laisser une œuvre, comme le Corrège
  12. L’œuvre projetée et enterrée de « Pauvre Enfance »
  13. Cécile, confidente trimballée
  14. L’enfance « blanche » et les 2 portraits maternels
  15. La « divinisation » maladive de « Ma Mère »
  16. Crises suicidaires en décembre 1898
  17. Un « vieil artiste » très ressemblant, à qui?
  18. L’énigme entretenue du contenu du « sabot » de Noël
  19. L’annonce d’une remontée soudaine : « Je surgirai »

Conclusion au chapitre premier

CHAPITRE DEUXIÈME

Préambule : le surgissement, dû à Françoise.

  1. « Et il commença à mourir »
  2. Est-ce la célébration du désir de l’amour humain dans «L’Idiote»?
  3. La colère divine contre le « Fou »?
  4. Hanté par la culpabilité sexuelle, jusqu’à la démence
  5. Le précieux petit plan du « Récital des Anges »
  6. Un méchant « jardin de rêve » où il s’en ira
  7. Ces « péchés mortels » qui révoltent Françoise
  8. Se suicider pour Gretchen
  9. Les « moines » blancs, noircis
  10. « Les Carmélites», taboues
  11. L’emballement poétique de février ’99 et la chevelure
  12. La religion d’enfer du «sonneur»suicidaire
  13. Rêve de ‘mourir’ avec la Bergère.
  14. L’affaire DeMarchy, ou l’affaire Verlaine?
  15. La promesse contre les « funestes amours »
  16. Le « névrosé » charmeur
  17. Femme en deuil et poète en deuil

Conclusion au chapitre deuxième.

CHAPITRE TROISIÈME

Préambule: quel éclatement de parole?

  1. Il a une « amante mystique » : mais il en arrache.
  2. L’hymne passionné à la sœur-femme
  3. La grande fusion des quatre amours
  4. Le « Vitrail » amoureux, écarté par la mère?
  5. « Marie ou Madeleine »? (asile, 1904)
  6. Quand Dantin ironise et coupe
  7. La reprise inattendue avec Gretchen
  8. Le grand projet françoisien : « Motifs du Récital des Anges »
  9. Embrasement d’avril ‘99, puis brouille
  10. « La Romance du Vin », pour Françoise, qui n’est pas là
  11. Les deux ruptures avec Françoise
  12. L’ordre des cycles, en montagnes russes
  13. Le « Vaisseau d’Or » et sa femme qui rend fou .
  14. L’aveu voilé des « Camélias roses » de Françoise
  15. Le « témoignage » de Françoise, aveu et argumentation cachée
  16. Toutes les étapes du cycle de Françoise
  17. Liste totale des poèmes de Nelligan publiés par Françoise
  18. Notes sur les poèmes d’Émile publiés par elle après le 9 août’ 99
  19. La saga exagérée de la « sœur », pourtant devenue femme

CONCLUSION GÉNÉRALE

APPENDICE

AU SUJET DE L’AUTEUR

COMMUNIQUER AVEC L’AUTEUR

EXTRAIT

Les brumes de l’incertitude

Le public des fans d’Émile Nelligan ne sait même pas encore aujourd’hui en quelles circonstances personnelles il a été interné le 9 août 1899. Il y a pourtant 105 ans de cela. Son public, qui a droit de savoir, nage toujours dans les brumes de l’incertitude. Car les opinions des biographes sont des plus divergentes. C’est lamentable. Quand donc sera-t-il traité comme le moindre des patients et comme un écrivain respectable?

Mais bon! soulignons en tout cas l’heureux 100e anniversaire de son recueil de 1904, un glorieux trophée, en tâchant de résumer correctement ces points de vue, et sans taire les questions irrépressibles qui peuvent faire avancer les choses.

  1. On notera d’abord que Louis Dantin, son plus que célèbre éditeur, dans sa prenante étude/préface de 1902-04, a écrit poétiquement que c’est la poésie-amante-cruelle qui l’aurait « broyé » jusqu’à la « folie ». Et, témoin oculaire érudit, il cite les exemples du temps: Hégésippe Moreau, Maupassant, Baudelaire (p.i+ENSOR p.65). Deux pages plus loin, cependant, il ajoute un gros bémol que la postérité n’a pas retenu: « Folie, poésie: ces deux lunatismes n’en feraient-ils qu’un? C’est peut-être une idée folle que j’émets là, » mais il rabat à moitié le couvercle avec un conditionnel: « mais c’en est une, à coup sûr, que notre ami n’eût pas désavouée »(p.iii+ENSORp.67,je souligne). Il avait malgré tout planté son doute, fait inouï et une fois seulement signalé en 100 ans (ENSOR ibid.,n.2). Mais ce désistement du maître nous encourage à chercher ailleurs ces causes circonstancielles.
  2. On remarque ensuite que Charles ab der Halden, le réputé critique français de Lyon qui a écrit au début du siècle passé (1905-07) la meilleure étude qui soit alors après celle de Dantin, selon M.Paul Wyczynski (BIB p.113s), s’il a prodigué mainte louange à l’éditeur de Nelligan (ex.HAL p.347), il ne l’a pas suivi sur la piste douteuse d’une poésie qui inoculerait la folie (ibid.p.346).
  3. Luc Lacourcière de Québec lui, en 1952, a plutôt prosaïquement estimé que Nelligan le 26 mai « venait d’épuiser, semble-t-il, toutes les lumières de son intelligence »(LL p.15), pour son recueil et pour la triomphale soirée (ibid.p.14), dans une suite à l’affaire DeMarchy, et au mois d’août il était « malade et surmené » (p.35). Mais « malade » de quoi? De folie? Lacourcière n’emploie jamais ce mot, il dit seulement ‘son mal’(p.18),‘sa maladie’(p.307). Quant à ‘surmené’, va-t-on à l’asile pour cela? Et pendant 40 ans? Demie bouffonnerie alors? Ajoutons que Lacourcière, témoignant dans le film de Claude Fournier(1968), opinera comme Dantin mais sans bémol qu’Émile se serait « brûlé l’intelligence » à faire l’application des techniques poétiques. Notons enfin qu’il ne cite jamais le diagnostic médical de ‘folie’ pourtant consigné à l’asile Saint-Benoît le 9 août 1899. On ne peut dire qu’il l’ignorait, mais dans ses ré-éditions de 1958 et 1966 il ‘ignorera’ l’article de Marcel Séguin qui l’a rapporté en 1957.
  4. Le suivant, Jacques Michon de Sherbrooke, en 1983, va citer dans sa Chronologie (JMR p.119), ce fameux jugement psychiatrique découvert à l’asile Saint-Benoît en 1957 par Marcel Séguin: “Émile Nelligan, 19 ans, étudiant, amené par ses parents; sous les soins des Drs Brennan et Chagnon; souffre de dégénérescence mentale, folie poly[morphe] » (MS p.669). Or, la grande «Bibliographie critique» de 1973 n’avait pas recensé l’article de M.Séguin (p.150+201+302). Seule la «Biographie» de 1987, louangeuse de Séguin en général (p.8;BSN p.12,rien), le fera, mais indirectement et négativement: ce serait du ‘déjà connu’, et ‘sauf détails’ ‘rien d’absolument nouveau’(BIO p.12), puis elle ravale les ‘compilations purement fonctionnelles’ de Michon comme de Roland-M.Charland (ibid.p.15). Mais pourquoi donc ce traitement? Il y a du mystère là-dedans.
  5. Soudain, en 1986 arrive Bernard Courteau de Montréal, avec «Nelligan n’était pas fou!», qui propose un scénario intriguant. Les parents d’Émile, pour lui éviter la prison, l’auraient fait interner temporairement pour délinquance tenace, le temps qu’il s’amende (BC p.69s). C’était l’affaire de la ‘bohème’, que Dantin avait amorcée (p.vii;+ENSORp.72). Mais Courteau, par après, rejette toute folie (p.111), malgré le clair document du 9 août, qu’il vient lui-même de reproduire (p.106). Rien de surprenant alors si Réjean Robidoux (RR p.127s) et Paul Wyczynski (BIO p.328) ont taillé en pièces ce récit jusqu‘ici fantaisiste et livré sans preuves. Quand l’auteur indiquera ses sources et documents innommés, l’histoire tranchera.
  6. On avait besoin depuis longtemps (LL p.7) d’une biographie de Nelligan. Elle a vu le jour en 1987, grâce aux efforts du prof. Paul Wyczynski d’Ottawa. Et elle parle de « crises aiguës », faites à la maison à l’été 1899, puis d’un probable « accès de fièvre avec délire » causant des « lésions cérébrales irréversibles »(p.327). Mais causées par quoi, ces « crises »? La Chronologie officielle annexée plus loin, ajoutera pour le jour du 9 août: « En pleine dépression, désemparé »(p.533). Juste ‘dépression’? Le «Dossier» Fides de Charland-Samson en 1968 (C-S p.88) et Bernard Courteau en 1986 (BC p.71) en disaient autant, « en pleine crise de dépression », et ce serait insuffisant devant le diagnostic médical de ce jour. Et le récit antérieur, bâti sur le conflit oedipien avec le père (p.192s), note que c’est lui qui a demandé l’internement de son fils (p.328). Elle relate aussi l’entrée à la Retraite Saint-Benoît (quoique sans ‘les parents’ de M.Séguin) et elle cite enfin,–(mais bien après M.Séguin de 1957, après le film de Claude Fournier en 1968, celui de Robert Desrosiers de 1978, et la Chronologie de Michon en 1983),– le diagnostic des 2 psychiatres: « Dégénérescence mentale. Folie polymorphe » (ibid. p.330). Et pourquoi tant d’atermoiements? Et causée par quoi, cette folie? C’était là la grosse question biographique, et elle n’a pas encore été résolue dans la 2e Biographie de 1999, exactement 100 ans après la triste affaire (BSN p.225). Pourquoi notre Nelligan n’est-il pas aujourd’hui traité comme tout patient d’hôpital?

Par ailleurs, en ‘Conclusion’, l’auteur revient curieusement sur le sujet pour dire avec Dantin+Lacourcière: « Surmené, désemparé, triste (…) l’adolescent s’est épuisé en voulant fuir la réalité; il a brûlé ses forces les plus vives »(p.484). Du déjà vu. Puis il recule aussi sur le diagnostic: « Spéculer sur le mince dossier d’hôpital pour savoir si l’homme était fou ou non n’apporte rien à la solution du problème. […] mais le poète était bel et bien malade […] d’une névrose excessive » (ibid.p.485+BSNp.307,je soul.) Demi retour à Courteau? Pourquoi le jeu de yoyo? Et où seraient les documents? Et est-ce « névrose » au sens majeur du 19e ou mineur du 20e siècle? La simple vérité sur le patient Nelligan, pourtant dit ‘schizophrène’ (p.332), est une diable d’affaire.

AU SUJET DE L’AUTEUR

p_pierre_h_lemieux_01Né à Lévis au milieu de la grande crise, d’un père typographe au «Quotidien» et au «Soleil», et d’une mère couturière et féconde, mais épargné des bouleversements économiques, Pierre H. Lemieux fait ici son collège puis passe une jeunesse studieuse à l’étranger. Revenu au pays, il enseigne d’abord la littérature au Collège de Rouyn. Puis il fait sa maîtrise en lettres, avec une thèse sur Jean Simard, et son doctorat, avec une étude sur la structure du ‘Tombeau des Rois’ d’Anne Hébert.

Professeur de littérature aux francophones pendant plus de 25 ans à l’Université d’Ottawa, au temps du risorgimento pour la littérature d’ici, il a publié en 1978 son ouvrage sur Anne Hébert, puis des études sur «Les Anciens Canadiens», «Angéline de Montbrun», «Menaud, maître draveur», etc.. À part ces classiques, ses auteurs de choix ont été Buies pour l’esprit, Harvey le civilisé (préféré de son père), G. Guèvremont, Emile Coderre, Miron et Giguère, les Lapointe, des modernes, etc.

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