Un père, sa fille et l’enfer judiciaire, histoire vraie, Benoît Bausson

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DONNÉES AU CATALOGUE

Un père, sa fille et l’enfer judiciaire
Benoît Bausson
Histoire vraie – Récit vécu,
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, Canada,
2010, 446 pages.
ISBN 978-2-89612-363-6

PRÉSENTATION

Note de l’auteur

S’il y a une tâche qui est très difficile pour un auteur, c’est bien celle de rédiger une page de présentation de son œuvre. Tâche difficile, mais oh ! combien nécessaire puisque qu’en quelques mots, quelques phrases il doit donner l’envie aux lecteurs potentiels de se plonger dans la lecture du texte qu’il a mis des mois à rédiger et dans lequel il a tout donné de lui-même.

Ce livre n’est pas un roman, mais le récit d’une histoire vraie qui se déroule sur près d’une décennie. Le terme saga serait sans doute le plus approprié.

Pour attirer et captiver le lecteur, je n’ai rien trouvé de mieux que le style télégraphique pour présenter cette histoire. Voici donc les quelques mots qui, j’espère, inciteront les lecteurs à embarquer pour une longue navigation et à traverser les terribles tempêtes émotionnelles et judiciaires qu’un père a vécues tout au long du combat qu’il a mené pour sa fille.

Arrivée au Québec – rencontre amoureuse – quelques mois de bonheur – usure du temps. La relation se délite – grossesse non planifiée sur fond de désir de rupture – avortement avorté – naissance d’une petite fille extrêmement prématurée – long combat pour la vie – miracle de la médecine, le bébé s’en sort – rupture du couple – maltraitance de la mère sur sa fille – terrible bataille judiciaire – bonheur et descente aux enfers !

Bonne lecture !

Avis au lecteur

Afin de respecter les obligations légales quant à la protection de l’identité de ma fille, j’ai changé son prénom, le nom de sa mère, ainsi que le mien. Le nom du village où ma fille vit, actuellement, sur la Côte-Nord, avec sa mère, a également été changé. Pour ce qui est de l’histoire, tout est vrai. Je me suis abstenu d’écrire quoi que ce soit que je ne puisse prouver. Les éléments sur lesquels je m’appuie dans mon récit proviennent dans leur très grande majorité du dossier judiciaire : transcriptions du procès de première instance, dossiers médicaux, enregistrements de conversations téléphoniques (déposés en preuves), etc. En prenant connaissance de cette histoire, vous allez souvent sursauter, vous allez passer à travers des moments d’incrédulité, et pourtant, tout cela est arrivé !

Rien n’a été inventé, tout ce qui a été écrit dans ce livre peut-être justifié; les éléments de preuve sont disponibles.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Un temps des fêtes difficile pour plusieurs pères séparés ou divorcés

(Lévis, Québec – 18 décembre 2010) Plusieurs pères séparés ou divorcés vivront un temps des fêtes difficile. L’horaire des visites des enfants et la garde partagée demeurent des sujets d’entente très sensibles au sein de bon nombre de couples brisés en cette période de l’année. On connaît bien la situation des mères mais beaucoup moins celle des pères, si ce n’est les coups d’éclats des désespérés rapportés par les médias.

Dans son livre UN PÈRE, SA FILLE ET L’ENFER JUDICIAIRE, Benoît Bausson (pseudonyme) lève le voile sur sa vie de nouveau père complètement chamboulée à la suite de sa séparation. L’auteur télégraphie en ces mots le résumé de sa triste histoire : «Arrivée au Québec – rencontre amoureuse – quelques mois de bonheur – usure du temps – la relation se délite – grossesse non planifiée sur fond de désir de rupture – avortement avorté – naissance d’une petite fille extrêmement prématurée – long combat pour la vie – miracle de la médecine, le bébé s’en sort – rupture du couple – maltraitance de la mère sur sa fille – terrible bataille judiciaire – bonheur et descente aux enfers !» La rumeur veut que les jugements rendus par la justice soient souvent défavorables aux pères et laissent ces derniers dans un total désarroi. Le récit de Benoît Bausson aidera le lecteur à comprendre la réalité d’un de ces pères déçus par la justice.

 

EXTRAIT

Avant-propos

Jeudi 26 août 2010

Cela fait maintenant presque un an et demi que j’ai terminé la rédaction de ce livre; beaucoup de mes proches, amis et membres de ma famille l’ont lu. Tous m’ont dit l’avoir apprécié et même s’ils connaissaient déjà l’horreur de l’histoire, ils m’ont à peu près tous fait le même commentaire : « quand on commence la lecture du livre, on a qu’une hâte, c’est de tourner la page pour connaître la suite ». Je suis cependant bien conscient que cette remarque flatteuse doit être tempérée par le fait que ces gens sont proches de moi et que par conséquent leur jugement peut être altéré par une forme de complaisance. À tout le moins, j’ai considéré leur commentaire comme un encouragement à aller plus loin et le plus loin, c’était de faire publier le livre pour le mettre à la disposition d’un plus large public.

Au fil des mois, donc, j’ai envoyé mon manuscrit à plusieurs maisons d’édition, à Paris et à Montréal, et j’ai attendu, parfois plusieurs semaines, une réponse. Peu à peu, les réponses sont arrivées; de bien belles lettres ma foi, très bien rédigées, mais qui disaient toutes sensiblement la même chose : « histoire bouleversante, mais qui, cependant, ne correspond pas à nos critères de sélection quant aux textes que nous souhaitons éditer ». Ces belles lettres se terminaient aussi de la même manière, en m’invitant à persévérer dans mes démarches !

La leçon que j’ai tirée de tout cela, c’est que si la rédaction d’un livre peut être difficile, trouver un éditeur qui accepte de le mettre sur le marché l’est plus encore !

En cherchant à analyser les causes de ces échecs relatifs, une chose me revenait en permanence à l’esprit : les éditeurs que j’ai contactés ont-ils eu peur du caractère explosif de l’histoire et des conséquences de sa publication ? Cette peur est-elle la même que celle exprimée par beaucoup de mes proches, ayant lu le livre, et qui s’inquiétaient des réactions potentielles que certains protagonistes de cette saga, dont les noms sont cités, pourraient avoir ?

Bien que tout, absolument tout ce que j’ai écrit soit vrai et repose sur de la preuve vérifiable en tout temps, je conçois fort bien que les protagonistes en question puissent se sentir ‘’ébouriffées’’ à la lecture du livre. Vu les éléments du dossier mis de l’avant et le ton employé, c’est presque une évidence !

Devant un tel constat, il ne me restait donc qu’une chose à faire pour dissiper mes doutes et mes craintes : consulter des professionnels du droit pour avoir l’heure juste et savoir jusqu’où je pouvais aller dans ma volonté de raconter cette histoire.

Avril 2010

Ce matin, j’ai rendez-vous avec deux jeunes femmes, juristes de profession; elles ont reçu le livre il y a quelques semaines et l’ont lu. La rencontre d’aujourd’hui en est une de débriefing. Une de ces femmes est spécialiste en droit de la famille et connaît très très bien le sujet qui est la base du livre; elle maîtrise tous les tenants et aboutissants de l’histoire et est à même de constater que tout ce que j’ai écrit repose sur de la preuve. Sa collègue, elle, est spécialiste en droit civil; je ne la connaissais pas auparavant. Par le plus curieux des hasards, cette dernière m’annonce, sous le sceau de la confidence, que la problématique médicale qui est la ligne conductrice du livre lui est très familière. Le sujet l’intéresse vivement. Le style lui a plu, à elle aussi.

Mais voilà, il y a un mais ! Les deux juristes sont inquiètes ! Le livre, s’il est publié ainsi, va faire des vagues ! Pour elles, certaines personnes, celles que je qualifie de ‘’potentiellement ébouriffées’’, dont le nom apparaît « en clair » dans le texte, vont réagir ! Belle mise en matière, ma foi ! Moi qui voulais être rassuré, je suis servi !

Une discussion à bâton rompu commence alors; nous parlons de la liberté d’expression, garantie par la Charte canadienne des droits et libertés, elle-même enchâssée dans la Constitution du Canada. Nous parlons de la problématique de la diffamation; j’argumente, j’écoute le point de vue des deux juristes, je contre- argumente. La véracité des faits avancés dans l’histoire ne fait pas débat; la discussion porte plutôt sur les axes d’attaques que pourraient prendre les personnes dites ‘’ébouriffées’’.

Mes deux interlocutrices constatent que j’ai fait mes devoirs quant aux recherches sur la notion de diffamation et les moyens à prendre pour me prémunir contre des attaques de ce type.

Voici le résumé de la situation :

Au Canada, pour faire simple et compliqué à la fois, il y a 2 législations qui régissent les affaires civiles en général et le domaine de la diffamation en particulier :

  1. Toutes les provinces canadiennes sauf le Québec sont régies par un système de loi d’inspiration britannique que l’on appelle : Le Commun Law. Dans ce système, en matière de diffamation, la vérité constitue le moyen de défense absolu. Autrement dit, si j’habitais en Ontario ou en Colombie Britannique, je n’aurais pas à avoir tout ce questionnement. L’histoire est vraie, elle repose en totalité sur de la preuve, donc je publie !
  2. Seulement voilà ! Je ne vis pas à Toronto ou à Vancouver, je vis à et au Québec ! Et le Québec, en tant que « société distincte » dispose de son propre Code civil, lui même déclinaison du Code civil français, anciennement appelé Code Napoléon (puisque rédigé en 1804 sous le 1er Empire). Et voici ce que dit le Code civil du Québec au sujet de la diffamation : « La vérité ne constitue un moyen de défense que si les propos ont été publiés dans l’intérêt du public et sans l’intention de nuire ». Vaste programme ! Et qui porte à bien des interprétations !

Cela fait maintenant presque une heure que la discussion s’est engagée, la problématique est bien circonscrite; il est temps pour moi de demander à mes interlocutrices de me formuler leurs recommandations. Et là, pour moi, la surprise est grande !

Pour des questions de prudence et de précaution, les deux spécialistes me demandent de changer tous les noms des personnes impliquées au dossier : médecins, psychologue, avocats et juges. Elles me demandent aussi de supprimer tous les détails qui pourraient permettre aux lecteurs les plus curieux de retrouver les bonnes identités à partir du moteur de recherche du site internet Jugements.qc.ca qui répertorie toutes les décisions de justice prononcées au Québec (dont les deux jugements reproduits dans ce livre).

En clair, on me demande de transformer mon ‘’histoire vraie’’ en roman. Je suis complètement désarçonné !

Mon texte ne tient que parce qu’il est étayé par des éléments vérifiables. Si je lui retire tous ces supports, il ne veut plus rien dire; il ne ressemblera plus qu’à un amoncellement de choses incroyables, au premier sens du terme, et à ce titre il n’intéressera personne.

C’est donc dans un grand état de perplexité que je prends congé de mes interlocutrices, leur promettant cependant de réfléchir aux recommandations qu’elles m’ont faites.

Les semaines et les mois passent, je ne sais trop quoi faire avec mon manuscrit. Peu à peu, l’idée de le mettre en libre accès sur Internet germe dans mon esprit. Le besoin que j’ai de le mettre à la disposition du public surpasse de loin l’attrait de la perception éventuelle de droits d’auteur. Je n’ai pas écrit ce livre pour gagner de l’argent, mais bien pour témoigner de l’histoire d’horreur dont ma fille et moi avons été victimes. Voilà pour le fond ! Pour la forme, les choses sont toujours aussi compliquées !

Certains matins, je me lève en me disant : C’est bon ! Je publie le livre tel qu’il est ! Quelques heures plus tard, je suis envahi par la peur. J’ai l’impression que si j’agis ainsi, je m’en vais à « l’abattoir », avec des poursuites au civil à n’en plus finir, pour atteinte à la réputation ! Les forces qui me font face sont puissantes, bien organisées, et surtout beaucoup plus fortunées. Je suis en quelque sorte victime d’une sorte d’intimidation passive (parce que non exprimée), une intimidation de simple présence qui induit, cependant, elle aussi, la peur et donc l’inaction et la soumission.

COMMUNIQUER AVEC L’AUTEUR

Benoît Bausson se fera un plaisir de lire et de répondre personnellement à vos courriels.

Adresse de courrier électronique

jbenoitbausson63@hotmail.ca

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LIEN UTILE

ANCQ, Association des Nouveaux Conjoints, Conjointes du Québec

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L’ANCQ, Association des Nouveaux Conjoints, Conjointes du Québec, vient en aide aux hommes et aux femmes qui sont en difficultés suite à leur décision de rebâtir une vie de couple (conflit avec l’Ex sur fond de pension alimentaire pour elle même, problèmes dans l’exercice des droits de visites des enfants, etc.).

Site internet de l’ANCQ

http://www.ancq.qc.ca

 

4 comments on “Un père, sa fille et l’enfer judiciaire, histoire vraie, Benoît Bausson
  1. […] 65 titres numériques en libre téléchargement dans la bibliothèque en ligne de la Fondation. Le livre numérique le plus populaire en 2012 fut téléchargé plus de 12,000 fois (Un père, sa fille et l’enfer judiciaire, histoire vraie, […]

  2. Michel Willekens dit :

    À moi aussi, en 1994, 1995 et autres… le personnel de l’école de mes enfants (8 et 9 ans) du Cardinal Mercier, à Braine-l’Alleud, m’interdisaient de franchir le seuil de l’entrée de l’école… et d’embrasser mes enfants !!!…
    Quand ça me fut possible, j’allais les voir… de loin… pour les observer aux jumelles…
    Dès la rentrée du matin, je pouvais voir qu’ils jouaient dans la cour de récré… et qu’ils riaient… J’étais rassuré de voir qu’ils n’étaient pas triste d’être séparé de moi… qui m’étais tant investi dans leurs éducations, leurs bien-être, et leurs affections… Ils m’adoraient…
    C’est bien ça les problématiques d’Aliénation parentale où des enfants haïssent leurs pères ou leurs mères… et de la Parentectomie où l’on nous ôte nos rôles de parents…
    C’est abominable ! Il n’y a pas de pire violence psychologique que celle là : de vous supprimer vos liens éducatifs et affectifs avec vos enfants… On est véritablement sanctionné… mais de quoi au fait ? À part d’être au sein d’un conflit conjugal qui ne se règle pas !

  3. ngong mahimi dit :

    c’est vraiment tragique est- ce votre histoire?

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